‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 362 sur 547 · Voir p · texte numérisé non relu

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4. In Sent., 4. 11, qu. 1, n. 15. Faisant allusion à l'argument de saint Thomas qu'il a exposé au n. 5, il dit : « Proplertertium (argument de saint Thomas) similiter non oportet dicere quod substantia panis non remaneat quia ex quo ponitur corpus Christi realiter esse in hoc sacramento, pro ipso potest reddi vera locutio ut non solum dicatur corpus Christi est hoc, sed dicatur : hoc, id est contentum sub hoc, est corpus meum.

5. Quodlibeta, IV, qu. 29 : « Utrum substantia panis, ex vi consecrationis, convertatur in corpus Christi? Dico breviter quod sic. Sed hoc non potest probari ratione nec auctorilate biblica, sed tantum per dicta sanctorum et determinationem Ecclesiae. » \— Un peu plus loin {IbicL, qu. 30), parlant de la doctrine d'après laquelle la substance du pain et du vin disparait à partir de la consécration, il dit : « Est communis opinio omnium theologorum qiiam teneo propter determinationem Ecclesiae et non pi'opter aUam rationem. » — Parlant ensuite de l'opinion qui, tout en acceptant la présence réelle, laisse subsister le pain et le vin, il dit : « Tertia opinio esset multum rationabilis nisi esset determinatio Ecclesiae incontrarium... Neccontrarium i\Yi\x^\ïz\)Qlnv ex canonebibliae. »

6. Quaestiones magisiri Pétri de Alliaco super libros sententiarum, IV, qu. 6. 11 dit en désignant ce qu'on a appelé plus tard la consubstantiation : « 111e modus est possibilis, nec répugnât rationi nec aucloritati biblicae, imo est facilior ad intelligendum et rationabihor quam aliquis aliorum qui ponit quod substantia panis deserat accidentia. » Il ajoute

LES DOCTEURS DU XIlT SIECLE. 315

Après avoir dénionlré les deux dogmes de la présence réelle et de la transsubstantiation, les scolastiques passèrent aux autres aspects plus ou moins accessoires de l'eucharistie. Ils exposèrent les effets de cet auguste sacrement; ils expliquèrent dans quelle mesure il est nécessaire ; ils prouvèrent que la consécration se fait par les paroles : Hoc est corpus meum... mais que le prêtre seul aie pouvoir de consacrer; ils dissertèrent enfin — assez rapidement d'ailleurs — sur le sacrifice de la niesse '.Mais si l'on excepte la question des effets où saint Thomas apporta les textes : Panis quem ego daho caro mea estpro mundi vita; hic est panis de coelo descendens ut si guis ex eo manduca^ferit non nioriatur, ^ toutes leurs thèses furent établies avec les seules ressources de la Tradition; ou plutôt l'Ecriture intervint deux fois, mais ce fut pour présenter des objections à résoudre. On la rencontra une première fois dans la question de la nécessité de Teucharistie. On venait de démontrer que la réception de ce sacrement n'est pas absolument indispensable au salut. Mais le texte : Nisi manducaveritis... était là qui paraissait vouloir mettre la participation au banquet divin sur le même plan que le baptême. On expliqua que ces l)aroles avaient pour objet, non la manducation sacramentelle de la chair du Sauveur, mais sa manducation spirituelle par la foi et la charité^. Une autre fois on venait de prouver que, tout prêtre est investi du pouvoir de consacrer; quand soudain on

un pou plus loin, en parlant de la transsubstantiation : «... licet ita esse non sequatur evidentor ex Scriptura, nec etiam, videre meo, ex determinatione Ecclesiae, quia tune magis favet ei communis opinio sanctorum doctorum, ideo tcneo eam. »

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