Ep. 26, M
5. De sacram. 2. 14. 1, M. 176. 551 : « Deus homo homines... participes feclt potestatis suae ut oificium ejus impierent... peccata remittendo :
vendiquèrentle pouvoir d'absoudre et l'appuyèrent sur l'une ou l'autre des références qu on vient de lire. Pour ne citer qu'un exemple, l'auteur des homélies attribuées à saint Eloi a manifestement en vue le texte : Quaecumque alligaçerùis... quand il dit : « Le Seigneur ayant résolu de nous priver de sa présence corporelle, lui qui avait aécidé de demeurer toujours avec nous selon sa divinité, accorda à ses apôtres et à nous leurs successeurs, le pouvoir de lier et de délier au ciel ainsi que sur la terre, pouvoir que l'Apôtre appelle le ministère de réconciliation ^ ».
On en était là quand parut Abélard. S'autorisant de témoignages que l'on verra plus tard, le grand raisonneur chercha à ruiner le pouvoir des clefs en lui enlevant ses bases scripturaires. 11 prétendit donc que les paroles de Notre-Seigneur : Quorum r émiser itis.,. quodcumque ligaveris... s'adressaient exclusivement aux apôtres et non aux évêques successeurs des apôtres 2. Mais condamné par le concile de Sens, Abélard, après d'inutiles protestations, finit par se rétracter. L'illustre professeur de Sainte- Geneviève avait de nombreux et ardents disciples ^. Aucun d'eux n'osa le suivre au moins ouvertement ''.
Accipite, inquit, Spiritum Sanctum, quorum remiseritis peccata remittuntur eis... » — Voir : Sentent. 6. 14, M. 176. 152 : « Dicendum videtur de clavibus quas habent sacerdotes. Dictum est Petro et in Petro aliis : Tibi dabo claves... » Puis Hugues se demande si tous les prêtres et si les prêtres seuls participent au pouvoir concédé par ce texte. 11 répond : « Sed melius videtur ut dicamus et solos et eos omnes eas habere. » Ici il vise Abélard dont on va voir à l'instant la doctrine.