‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 380 sur 547 · De ver a... poenitentia, 9-10, M · texte numérisé non relu

De ver a... poenitentia, 9-10, M

LA RKITÉHATIOX Di: LA PLXITENCE. 339

que sur les guérisons opérées par le Sauveur dont aucune, disaient-ils, n'avait été réitérée sur le même sujet. Pseudo-Augustin répond que le Sauveur a réitéré un grand nombre de fois ses miracles, et que, par là, il a donné un gage de pardon aux pécheurs récidivistes. D'ailleurs, en déclarant qu'il venait comme médecin, n'a-t-il pas promis équivalemment aux pécheurs de venir à leur secours chaque fois qu'ils auraient besoin de lui? Quel est le médecin, en effet, qui refuse de soigner ses malades plus d'une fois? Les textes : Nolo mortem peccatoris, sed ut corwertatur et ^>wat ; — Qui me confessus fuerit coram hominihus confitehor et ego eum coram Pâtre meo; — Quorum remiseritis peccata remittuntur eis; — In multis enim offendimusomnes, confirment cette conclusion \

Hugues rencontra, lui aussi, sur son chemin des rigoristes adversaires de la pénitence réitérée. Mais ceux-là en appelaient au texte : Impossibile est eos qui semel sunt illuminati... renovari rursus ad poenitentiam. L'abbé de Saint- Victor leur opposa cette parole de Notre- Seigneur : Non dico tibi septîes, sed usque septuagies septies. Quant au texte de \ÉpUre aux Hébreux, il expliqua qu'on devait y voir l'impossibilité pour le pécheur chrétien de se repentir sans la grâce de Dieu. '^

Après Hugues, le problème de la réitération de la pénitence fut discuté presque exclusivement à l'aide des témoignages patristiques ou de la raison théologique. On peut cependant signaler dans Albert le Grandie texte : Non dico tibi septies^... ; dans Roland, divers rapprochements scripturaires dont deux empruntés aux histoires de David et de saint Pierre '• ; et, dans saint Thomas, un texte de l'Ecclésiastique qui enseigne que la miséricorde de Dieu égale sa grandeur ^.

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