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Ibid., 11, p

354 THÉOLOGIE scripturaire; le culte des images.

giîiibus, le pape a répondu « ce qui lui a paru bon et non ce qui était bon en soi * ».

Quelques années après \ Assetnblée de Pai^is de 825, Agobard écrivit le De imaglnibus sanctorum. Presque exclusivement composé de références patristiques, ce livre n'aurait aucun titre à intervenir ici, n'était le dernier alinéa où on lit ce qui suit : « Qu'ils ne viennent pas nous dire qu'ils adorent, non les images des saints, mais les saints eux-mêmes! Vain subterfuge ! Le Seigneur dit en effet : Je ne donnerai pas ma gloire à un autre ni ma louange aux statues taillées. Et l'apôtre dit, en parlant du Seigneur, le médiateur entre Dieu et les hommes : Dieu l'a exalté et lui a donné un nom au-dessus de tout nom... ^ ». Comme Alcuin, comme ses collègues de V Assemblée de Paris, Agobard rejetait le culte des images, et il croyait pouvoir opposer à cette pratique l'autorité de l'Écriture.

Toutefois n'oublions pas que l'Église de France du neuvième siècle, si elle n'adoptait pas la doctrine proclamée au second concile de Nicée, ne faisait pas non plus cause commune avec les iconoclastes, et qu'elle approuvait l'emploi des images dans les temples comme moyens d'instruction. Dans le même mémoire où elle prenait à son compte la thèse des Liçres carolinSy V Assemblée de Paris de 825 réfuta aussi les iconoclastes ^. Elle leur montra qu'ils se heurtaient à la Tradition. Quelques années plus tard, le même travail dut être repris. L'évêque de Turin, Claude, avait donné ordre d'enlever de toutes les églises de son diocèse les images qui s'y trouvaient et de les briser ^. Deux théologiens, Jonas d'Orléans et le moine Dungale, prirent immédiatement la plume pour réfuter l'évêque révolutionnaire. Ils lui opposèrent l'autorité de la Tradition, mais ils le condamnèrent aussi au nom de l'Ecriture.

1. Conventus parisiensis de Imaginibus, Praef., p. 1300: «... respondere quaevoluit non tamen quae decuit conatus est ». L'Assemblée parle de la réponse d'Adrien aux Livres carolins.

2. De imaginibus sanctorum, 35, M. 98. 226. On retrouve une pensée analogue au n. 19, p. 214, mais sans référence scripturaire.

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