‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 397 sur 547 · Jbid., 2. 17, 1, p · texte numérisé non relu

Jbid., 2. 17, 1, p

l'eschatologie; thèse de hu(;ues de saint-victor. 357

christ ferait la guerre à FEg-lise pendant les derniers temps; que le Sauveur viendrait sur les nuées pour procéder au jugement; et que le grand drame final serait accompli en un clin d'œil. Mais, d'autre part, il se borna à émettre sur la résurrection des considérations philosophiques ^ Une cita qu'en passant le texte: Ite in ignem aeternum- . Il déclara que FEcriture nous obligeait à croire à un feu matériel tourmentant, dès maintenant, les âmes des damnés, sans dire à quel endroit de l'Écriture il songeait ^. En somme, la théologie scripturaire de Teschatologie tient peu de place dans le De sacramentis. Exception doit être faite pour le problème de la vision de Dieu. Appuyé sur cette parole du Sauveur : Beati niundo corde qiioniam ipsi Deuin videbunt, et surtout sur cette autre de saint Jean : Similes ei eriinus quoniamçidebimus eum siciiti est ^, Hugues proclame que les élus verront Dieu, tel qu'il est en lui-même. Toutefois il ajoute que cette vision est un bienfait strictement réservé aux habitants du ciel ; qu'aucun homme, pendant sa vie terrestre, n'en a été gratifié; et que les théophanies racontées par l'Ancien Testament plaçaient, sous les yeux des patriarches, des symboles de la divinité, mais non la divinité elle-même ^. Il se met ainsi en règle avec les textes suivants qu'il s'objecte à luimême : Deiim nemo vidit unquam; — Quem nemo hominum viditnec vider e potest. Notons aussi le chapitre qu'il consacre au purgatoire. On le trouve enclavé dans la dissertation relative à la pénitence ^. Là on apprend que l'âme imparfaite rencontre, au sortir du corps, un feu destiné à la purifier, conformément à la parole de saint Paul : Quasi per ignem. Mais le témoignage de l'apôtre est plutôt l'objet d'une allusion que d'une vraie citation.

2. C. 7, p. 599. Voir aussi : pars 16, 5, p. 587; pars 18, 14, p. 612.

3. Pars 16, 3, p. 584. Le texte : Ite in ignem... est cité deux colonnes plus loin (p. 587) et c'est certainement lui que Hugues a envueàla page 584, mais il ne le cite pas.

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