‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 40 sur 547 · Ihid., 4. 6. 1, p · texte numérisé non relu

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4. Voir : 3. 9, p. 869 à 871 (saint Matthieu a prouvé que l'Ancien Testament avait prophétisé le Sauveur)!; 3.10, p. 872 à 879 (saint Luc et saint Marc ont fait la même preuve); 3.11, p. 880 à 891 (même spectacle dans saint Jean); 3.12, p. 892 à 910 (saint Pierre et saint Paul ont suivi la mémo li^'ne de conduite); 4. 5, 2, p. 984 (Notre-Seigneur a reproché aux Sadducéens de ne pas connaître les Écritures, c'est-à-dire l'Ancien Testament); 4. 5, 3, p. 985 (il a déclaré que Abraham avait désiré voir son jour); 4. 10, 2, p. 1000 (il a dit que les Écritures rendent témoignage de lui); 4-22, 2, p. lœi (il a dit que beaucoup de prophètes avaient désiré le voir).

16 THÉOLOGIE scripturaire; l'unité de dieu

d'une pareille réfutation que pouvaient les chétifs textes dont les gnostiques s'étaient servis pour étayer le dualisme? Il* est donc inutile de nous arrêter aux explications que saint Irénée en donna. Contentons-nous de dire que l'une d'elles ne fut pas heureuse ^ .

Tertullien, lui aussi, s'attacha à défendre contre les gnostiques l'unité de Dieu. L'évêque de Lyon avait tellement développé la réfutation scripturaire du dualisme qu'il semblait n'avoir rien laissé à dire. Et pourtant Tertullien trouva le moyen de faire un travail personnel. Il consacra le second livre de son vaste traité Adçersus Marcionem à faire l'apologie du Dieu de l'Ancien Testament, et à justifier les mesures en apparence cruelles ou capricieuses de ce Dieu. Dans le livre suivant il exposa avec ampleur la thèse des prophéties messianiques et prouva que la vie entière du Sauveur avait été annoncée dans les livres sacrés des Juifs ^.

Puis il étudia chapitre par chapitre et, pour ainsi dire, verset par verset, l'évangile de saint Luc, le seul que Marcion eût gardé; et il montra que, d'un bout à l'autre de son récit, saint Luc rattachait le Sauveur au Dieu de l'Ancien Testament 3. Or, tout cela était nouveau, car saint Irénée, qui avait consacré à peine quelques lignes aux prophéties messianiques \ avait laissé l'Ancien Testament sans défense, et s'était attaqué à l'ensemble des sectes gnostiques sans accorder à Marcion une attention particulière.

Vers le milieu du troisième siècle apparut le manichéisme qui emprunta aux sectes gnostiques leur dualisme et leur réprobation de l'Ancien Testament. Saint Augustin qui, pendant

1. Il s'agit du texte : Deus saeculi hujus excaecavit mentes infidelium, h-énée (3. 7, 1, p. 864) y voit une iiyperbate et traduit : Dieu a aveuglé l'esprits des infidèles de ce siècle. On retrouve cette explication chez Tertullien, Adv. Marc. 5. 11, M. 2, 499 et 500.

2. Voir surtout les chapitres 17-19, M. 2. 344 à 347 où sont exposées les prophéties de la passion.

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