‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 414 sur 547 · Ibid., 2. 15 et 3. 21, p. 316 et · texte numérisé non relu

Ibid., 2. 15 et 3. 21, p. 316 et

PROUVÉ PAR HUGUES ÉTHÉRIEX ET CALECAS. 373

de leur provenance. Bien que venu quatre-vingts ans avant saint Thomas, Hugues Ethérien le dépasse par Tétendue et la sûreté de ses informations. Le livre du docteur angélique, qui ne pouvait être utilisé qu'avec les plus extrêmes précautions, fut négligé par la postérité. Le travail de Hugues fut au contraire étudié par les Grecs eux-mêmes', et servit de point de départ à de plus amples recherches. 11 forme un anneau distinct dans la longue chaîne de la théologie positive.

Les diverses tentatives qui furent faites, dans le cours du treizième et du quatorzième siècles, pour réunir l'Église grecque à l'Eglise latine, fixèrent l'attention sur le problème du Filioque. Plusieurs Grecs, entre autres Nicéphore Blemmide ^, Jean Beccus ^ et Manuel Calecas ^ essayèrent de réconcilier leurs compatriotes avec la croyance latine. Ils signalèrent dans les Pères grecs de nouveaux textes, qui attribuaient au Fils une part dans la procession du Saint-Esprit. Saint Cyrille notamment leur fournit plusieurs témoignages, qui avaient échappé à l'attention de Hugues Ethérien. Comme les Grecs prétendaient que, là où le Saint-Esprit paraissait être rattaché au Fils , il était question , non de cette divine personne ellemême, mais seulement de ses dons, Beccus s'efforça de renverser cette objection et il cita plusieurs textes de saint Jean Chrysostome qui la réfutaient^. Il s'occupa également de l'expression « du Père par le Fils » à laquelle les Pères orientaux avaient eu souvent recours pour exprimer la procession du Saint-Esprit. Cette formule semblait faire du Fils un simple canal que l'Esprit traversait sans rien lui emprunter. Beccus établit que les deux prépositions « de » et « par » avaient le même sens, avec cette différence que « de » convenait mieux à la première personne qui était la source des autres, et « par » à la seconde qui avait sa source dans la première^. Quant à Calecas, il s'occupa lui aussi, de la susdite formule. Comme

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