‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 416 sur 547 · COMBATTU A FLORENCE PAR MARC · texte numérisé non relu

COMBATTU A FLORENCE PAR MARC

docteurs à Rome, qui les présentait comme ses plus fermes appuis.

11 rappela que Tillustre évèque d'Alexandrie avait précédemment été accusé par Tliéodoret de rattacher au Fils la procession du Saint-Esprit. « Or, ajouta-t-il, Cyrille écrivit à Tévéque Évopte que Tliéodoret l'avait calomnié... Il pensait donc comme Tévêque de Cyr et non comme ce dernier lui reprochait de penser. D'ailleurs, voici ce qu'il écrivit dans son Apologie : Bien que le Saint-Esprit procède du Père, il n'est pas étranger au Fils, car il a tout avec le Père... » Et quand il écrivit à Jean d'Antioche, il dit encore : « L'Esprit de Dieu et du Père, qui procède du Père, n'est pas étranger au Fils au point de vue de l'essence... Aussi quand Tliéodoret reçut cette lettre, il écrivit à Jean d'Antioche que Cyrille... faisait dériver l'Esprit du Père et non du Fils, mais qu'il l'appelait l'Esprit propre du Fils. » Après avoir rapporté cet incident, Marc cita un passage du Commentaire su7^ saint Luc. où on lisait que le Saint-Esprit est consubstantiel au Fils, mais qu'il procède du Père. Tel fut son plaidoyer au sujet de saint Cyrille \

Il crut pouvoir appeler saint Basile trois fois à venir témoigner en sa faveur. Le grand docteur de Césarée n'avait-il pas dit, au cinquième livre Ad^eisus Eunomium, en parlant du Père : « Dieu engendre, non pas sans doute comme un homme, mais enfin il engendre... il émet aussi l'Esprit... car l'Esprit procède de lui et pas d'ailleurs ^ »? N'avait-il pas dit également dans le De Spiritu Sancto : « L'Esprit est appelé l'Esprit du Christ parce qu'il lui est consubstantieP »? Enfin n'avait-il pas écrit, dans une Lettre à son frère Grégoire : « L'Esprit dépend du Fils dont il n'est jamais séparé , mais il tient son existence du Père dont il procède... Le Fils fait connaître l'Esprit qui procède du Père » '* ? A mesure qu'il citait ces textes, Marc en faisait le commentaire. Il montrait que l'expression « pas d'ailleurs » réservait exclusivement au Père

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