I. La contj'overse adoptianiste
(c Conformément à la doctrine des vénérables Pères : Hilaire, Ambroise, Augustin, Jérôme, Fulgence, Isidore, Eugène, Ildefonse, Julien, et de tous les écrivains orthodoxes, nous croyons que le Fils de Dieu, engendré éternellement du Père... est Fils, non par adoption, mais par nature... mais que celui qui a été fait de la femme, qui a été fait sous la loi, est Fils de Dieu par adoption et non par nature. » Ainsi s'exprimaient Félix et Élipand dans leur Lettre aux é^êques des Gaules K A l'appui de leur assertion, ils citaient des textes empruntés aux docteurs dont on vient de lire les noms. Ces textes parlaient en effet d'adoption et de fils ou d'homme adopté. Quelle était leur portée ? Nous l'apprendrons bientôt. Bornons-nous à noter ici que les attestations de saint Eugène, de saint Ildefonse et de saint Julien étaient tirées de la liturgie mozarabe à laquelle ces vénérables évêques avaient collaboré.
Quand Adrien écrivit sa Lettre aux éçêques d'Espagne ^, il ne connaissait pas les références patristiques invoquées par Félix et Elipand : il ne put donc en entreprendre la réfutation. En revanche, il interrogea la Tradition et lui demanda des armes pour combattre la thèse adoptianiste. Celle-ci lui apprit que saint Grégoire de Nazianze avait écrit dans la Lettre à Clédo-