‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 445 sur 547 · Confessio, p. 349. Tiré de Enchirid · texte numérisé non relu

Confessio, p. 349. Tiré de Enchirid

5. Voir : Ep. 4, M 112. 1518; Ep. 5, p. 1530. Dans la première de ces lettres, l'enquête traditionnelle commence à la p. 1520, par un appel aux commentaires sur saint Paul de saint Ambroise (l'Ambrosiastre) et de saint Jérôme (Pelage).

6. Ep. 2, p. 1551. Tiré de Hypomnest., 11. 7„ Ep. 5, 1541 à 1515.

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Oïl doit néanmoins reconnaître qu'il procédait d'ordinaire avec plus de discernement. 11 pouvait à l)on droit opposer à son adversaire ce texte de Gennade : « Depuis que la première femme a été séduite par le serpent, l'homme a perdu le bien de la nature et la vigueur de son libre arbitre. Toutefois il n'a pas perdu le pouvoir de choisir; autrement il ne pécherait pas. Le libre arbitre lui est donc resté pour chercher le salut, mais il ne le cherche que sur l'avertissement et l'invitation préalables de Dieu '. » Origène et l'Ambrosiastre étaient, eux aussi, nettement opposés au prédestinatianisme. Enfin le texte suivant de saint Augustin contenait une profession de foi absolument contraire aux idées chères à Gottescalc : « Quand Dieu a pitié d'un homme, il lui fait faire le bien; et quand il l'endurcit, il le laisse faire le mal. jMais la miséricorde est destinée à récompenser la foi antérieure, et l'endurcissement est destiné à punir l'impiété antérieure... Le libre arbitre nous est laissé pour croire à Dieu et obtenir sa miséricorde, ou au contraire pour refuser de croire et encourir le supplice -. » Raban Maur aurait seulement bien fait de s'intéresser un peu à la chronologie. Il aurait appris que le Commentaire swr l'cpitre aux Romains, d'où est extrait le fragment qu'on vient de lire, a été écrit en 394. Si ensuite il avait étudié les Rétractations et le De praedestinatione sanctorum, il aurait vu que le saint docteur d'Hippone professait, avant 397, une théorie de la grâce qu'il rejeta et désavoua plus tard, en tant qu'elle ne faisait pas sa part à la grâce prévenante ni à la grâce efficace.

Comme on le pense bien, les adversaires de Raban ne restèrent pas inactifs. A la tradition de l'archevêque de Mayence ils opposèrent une autre tradition qui, celle-là, pouvait paraître plus favorable à Gottescalc. Ratramne *"^, complétant la liste dressée par le moine saxon, apporta un bon nombre de textes dans lesquels saint Augustin ', Cassiodore^, saint Fulgence^ et saint Isi-

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