Loc. cit
7. Voir le texte de Hugues plus haut. I/auteur de VEpitome ne se prononce pas, mais comme il ne fait aucune réserve, on peut présumer qu'il est de l'avis de saint Ambroise.
420 THÉOLOGIE patristique; le baptême.
n'osèrent tirer aucune conclusion relativement à la valeur du baptême administré sans la mention des trois personnes divines. Pierre Lombard, au contraire, crut pouvoir affirmer que la formule ordinaire, bien que plus sûre , n'était pas indispensable, et que le rite baptismal, célébré au nom du Christ ou d'une seule personne divine, serait valide ^ Enfin, à partir du treizième siècle, on enseigna que les attestations de l'évêquc de Milan et du pape Nicolas visaient uniquement l'époque apostolique : d'où Ton déduisit que les apôtres avaient, en vertu d'une révélation spéciale, baptisé avec la formule : In nomine Christi; mais que cette formule fut, après leur mort, frappée de nullité ^. Saint Thomas appuya ce dernier point sur l'autorité de Pelage ÏI et cita de ce pape un texte où le baptême : In nomine Christi était rejeté^. Avant le docteur angélique, Pierre Lombard avait cité un texte analogue du pape Zacharie^, mais il l'avait neutralisé en lui opposant saint Ambroise et Nicolas.
Saint Bernard prouva l'efficacité du baptême de désir par l'autorité de saint Ambroise et de saint Augustin. Il cita un long extrait du De baptismo, dans lequel l'évêque d'Hippone établissait, par l'exemple du bon larron, que Ton pouvait être sauvé « par la foi et la conversion du cœur » ; il fit allusion à V Oraison funèbre de Valentinien; puis il conclut en ces termes : « Je ne me détache pas facilement de ces deux colonnes qui s'appellent Augustin et Ambroise. Je suis tout disposé à me tromper en leur compagnie... » ^. Nous retrouvons les deux textes de l'évêque d'Hippone et de l'évêque de Milan chez
1. Sent. 4. 3. 5, M. 192. 844 : « Qui ergo baptizat in nomine Christ baptizafc in nomine Trinitatis quae ibi intelligitur. Tutius est tamen très personas ibi nominare. » — Roland est du même avis. Après avoir dit que l'on doit actuellement baptiser au nom des trois personnes divines, il ajoute (GiETL, p. 204) : « Si aliquis, sola ductus simplicitate, hoc faceret, verum esset baptisma. »