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434 THÉOLOGIE patristique; l'eucharistie.
les célèbrent sont des figures ^ » Et le texte de la Lettre à Boniface lui sikgg'éra les réflexions suivantes : « On voit ici que saint Augustin distingue les sacrements des choses dont ils sont les sacrements. Le corps dans lequel le Sauveur souffrit, le sang qu'il répandit, sont des choses. Quant aux mystères de ces choses il les appelle les sacrements du corps et du sang du Christ, lesquels sacrements sont célébrés en souvenir de la passion... Et ces sacrements portent le nom des choses qu'ils représentent. On les appelle le corps et le sang du Sauveur, à cause de leur ressemblance avec ces objets ^. » Après avoir invoqué l'autorité de saint Augustin, Ratramne passa à saint Isidore, dont il cita deux textes en les commentant ^. Il conclut que ceux-là se mettaient en opposition avec les Pères, qui croyaient que le Christ était dans l'eucharistie « non en figure, mais en vérité ^ ».
Toutefois, comme Paschase s'était mis sous le patronage de saint Ambroise, Ratramne étudia minutieusement la fin du Demysteriis, et il crut pouvoir démontrer que l'évêque de Milan n'avait nulle part identifié le corps eucharistique du Christ avec son corps historique ^. La chose n'allait pas de soi et l'adversaire de Paschase eut, plus d'une fois, besoin de solliciter les textes pour les ranger de son côté ^. Quand il eut mené à bien cette entreprise, il apporta encore un texte de saint Jérôme^, un autre de saint Fulgence^, un long extrait du Tractatus in Joannem de saint Augustin ^, un fragment de sermon du même docteur ^^, et une prière de la liturgie^ ^ Le texte de saint