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LA CONTROVERSE BÉRENGARIENNE. 437
rille \ de Faustc^, de saint Ambroise ^, de Fulgence \ qu'on a déjà rencontrés dans les écrits de Tadversaire de Ratramne. Gerbert allongea celte liste de trois autres textes empruntés à l'auteur du De sacramentis "', à saint Jean Clirysostome ^ et à saint Augustin '^. L'extrait du De sacramentis enseigne que le pain eucharistique est le corps du Christ. Celui de saint Jean Chrysostome dit que les mains du prêtre touchent le Sauveur. Celui de saint Augustin apprend aux fidèles que, lorsqu'ils communient dignement, ils reçoivent le corps du Sauveur, bien que lui-même reste intact. Les deux premiers témoignages étaient certes à bon droit apportés. En revanche, le troisième appelle une observation. Déjà Raban Maur qui, tout en repoussant la doctrine de Paschase, admettait une certaine présence réelle, avait cité ce dernier texte, dans sa Lettre à Egile ^, et c'est manifestement à l'archevêque de Mayence que Gerbert l'a emprunté. Mais on le chercherait en vain dans les écrits du docteur d'Hippone. Raban avait été dupe d'un écrit apocryphe et avait induit en erreur Gerbert qui, à son tour, induira beaucoup d'autres en erreur. On en était là quand parut Bérenger. Comme on le pense bien, l'hérésiarque de Tours ne manqua pas d'exploiter saint Augustin. Il prétendit que ce saint docteur avait nettement rejeté la présence réelle dans plusieurs de ses écrits, notamment dans la Lettre à Boniface ^. Du reste, son érudition patristique était bornée. 11 ne tira de la Tradition aucune arme nouvelle contre la croyance universelle; il se borna à employer