‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 488 sur 547 · De corporis... 2, iM · texte numérisé non relu

De corporis... 2, iM

4. De corpore... 2'S, M. 149, 1411. Lanfranc (De corpore, 12. M. 150,422) discute un autre texte insignifiant du De doctrina.

440 THÉOLOGIE PATRISTIQUE ; l'eUCHARISTIE.

caç>eHtis... est une jfignre qui nous prescrit de communier à la passion du Seigneur et de nous rappeler que la chair du Christ a été immolée pour nous »? Durand ne toucha pas à cette question, et il se borna à affirmer que le mot « figure » ne devait pas être pris à la lettre ^ Guitmond fut le premier à entreprendre la solution de l'énigme : « Ce que saint Augustin appelle « figure », dit-il, ce n'est pas l'aliment de Tautel, c'est la célébration du corps du Seigneur. Chaque fois, en effet, que la célébration du corps et du sang du Seigneur est accomplie, le Christ n'est pas tué à nouveau, mais nous faisons souvenir de sa mort... ^. Quelle que soit la pensée précise d'Augustin, — car il n'est pas facile de savoir ce qu'il entend ici par « figure », — on peut du moins affirmer que le mot « figure » se rapporte à la passion du Seigneur et non à son corps... Les Bérengariens ont donc agi sottement en nous objectant le livre du De doctrina christiana ^ . »

Quant à la Lettre à Boniface^ Lanfranc en présenta une explication d'après laquelle « le corps eucharistique du Sauveur, voilé qu'il est sous les apparences du pain, est le sacrement du corps qui fut crucifié '' » ; d'où il conclut que saint Augustin avait pu légitimement écrire cette phrase : « Le sacrement du corps du Christ est en quelque sorte son corps ». Guitmond proposa deux autres solutions. D'après l'une, saint Augustin aurait eu en vue les symboles de l'ancienne loi, de sorte que son texte pourrait être traduit ainsi : la manne, le pain et le vin consacrés par Melchisédech, les anciens sacrifices ; en un mot, tous les sacrements du corps et du sang du Christ sont en quelque manière son corps et son sang '^. D'après l'autre, le saint docteur aurait voulu faire un rapprochement entre le corps naturel du Sauveur présent dans l'eucharistie et son corps mystique qui est l'Église ; d'où l'on pourrait traduire : Le corps du Fils de Dieu (présent dans l'eucharistie), étant le sacrement de

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