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De corporis... 3, M

LA CONTROVERSE BÉRENGARIENNE. 441

son corps mystique qui est l'Eglise, est en quelque sorte ce corps * . »

Telles furent les solutions apportées aux deux principales ol)jections patristiques de Bérenger. Guitniondet Alger entreprirent encore d'expliquer d'autres endroits de saint x\ugustin. Ces explications nous entraîneraient trop loin; d'ailleurs elles sont toutes présentées accessoirement et comme en passant, aucune n'est l'objet d'une dissertation en règle. Nous pouvons donc les négliger. Signalons cependant l'observation suivante de Guitniond : « Saint Augustin, dit-il en substance à ses adversaires, a déclaré maintes fois que l'on devait s'incliner devant la croyance générale, devant celle qui est professée par l'Eglise. Or, vous autres, Bérengariens, vous ne pouvez avoir la prétention de former l'Eglise. Vous n'êtes qu'une poignée et vous avez l'Eglise contre vous. Si vous êtes, comme vous le dites, les vrais disciples de saint Augustin, inclinez-vous donc devant la croyance du monde chrétien. C'est votre maître qui vous en fait un devoir - ! » La postérité se souviendra de cet argument, tout comme elle se souviendra de cet aveu de Durand de Troarne : « Le saint docteur d'Hippone, fatigué parles labeurs de la composition, n'a pas toujours suffisamment expliqué sa pensée. De là vient qu'il paraît obscur aux ignorants, et qu'il est même pour certains une source d'erreur. D'ailleurs si, par impossible, il s'était trompé sur un si grand mystère, ce serait le moment de nous rappeler la parole de l'Apôtre : « Quand même un ange « viendraitdu ciel vous donner un enseignement autre que le « mien, dites-lui : Anathème ^. »

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