‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 494 sur 547 · Sentent., 4, dist. 8. 3, M · texte numérisé non relu

Sentent., 4, dist. 8. 3, M

6. Summa,^. qu. 78. 1 : « Sed contra est quod Ambrosius dicit in libro IV de Sacramentis : conversio fit verbis et sermonibus Domini Jesu. »

7. In Sent., 4. 8, qu. 2, n. 5 : « Hoc etiam confirmatur per Ambrosium {de Consecratione, etc. 2) : Sermo, inquit, Christi creaturam mutât. » Scot puise le texte en question dans Gratien. Voilà pourquoi il dit : de consecratione.

LA TIIANSSUBSTANTIATIOX. 445

Saint Ambroise, rauteur du De sacraniends, Fauste (Eusèbe d'Émèse) avaient dit que le Christ change les créatures en son corps, que le corps ^ du Sauveur dans l'eucharistie est formé du pain. Ces formules et d'autres semblables étaient tout indiquées pour prouver la transsu])stantiation ou, comme on préférait dire alors, la conversion. On les utilisa, en leur adjoignant parfois des textes de Lanfranc attribués à saint Augustin. Pierre Lombard, après avoir présenté les attestations patristiques de la présence réelle, fit observer que leur portée s'étendait, par-dessus la présence réelle, jusqu'à la conversion-. Avant lui, Hugues de Saint- Victor avait procédé à peu près de même ^. Après lui, Roland, consacrant à la conversion une thèse à part, l'établit sur les témoignages d'Eusèbe d'Émèse (en réalité Fauste) et de saint Ambroise (l'auteur du De sacramentis) que nous connaissons '*. Duns Scot qui, on s'en souvient, rejetait la preuve scripturaire de la conversion '^, prouva ce dogme par les autorités patristiques que l'on vient de mentionner, et par l'autorité de l'Eglise romaine ^. Saint Thomas cita le texte du De sacramentis au Sed contra; mais c'est par la formule : Hoc est corpus nieum ^ qu'il prouva sa thèse.

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