‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 529 sur 547 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

On sait que la question du pape fut abordée dans la controverse grecque, puis dans la controverse gallicane.

Ratramne commença sa démonstration patristique de la primauté de rÉglise romaine par le témoignage suivant de l'historien Socrate : « La règle ecclésiastique défend de célébrer des conciles en dehors du pontife romain^ «. Il apporta ensuite le canon de Sardique, qui autorise les évêques accusés à en appeler à Rome. Il rappela aussi que l'évêque de Constantinople, Acace, avait reconnu à l'évêque de Rome le droit de surveillance" sur toutes les églises^. Mais il mit surtout à contribution la correspondance échangée à l'occasion du concile de Chalcédoine. Il cita les lettres de Marcien à saint Léon, celles de saint Léon à divers évêques, d'autres encore^. Tous ces documents lui permirent de constater que la primauté du Saint- Siège était universellement reconnue au milieu du cinquième siècle. 11 nota surtout que le concile de Chalcédoine avait été convoqué avec l'agrément de l'évêque de Rome, et présidé par ses légats. L'historien, de son côté, doit noter que toutes les pièces apportées par Ratramne, à l'exception d'une seule, sont authentiques '*.

L Contra Graecorum opposiia, 4, M. 12L 336.

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