IbicL, p
3. Ibid., p. 340 et suiv. Il fait précéder chacun des textes cités d'un préambule et le fait suivre d'un commentaire. Par exemple, on lit (p. 338) : « Testantur etiam litterae Valentiniani imperatoris ad Theodosum patrem Augustum quam dignitatem atque honorem romanus pontifex superomnes episcopos debeat obtinere. »
4. Le texte emprunté (p. 336) au De vita Silvestri est apocryphe.
LA PiaMAUTK DU PAPE. 475
Enée ne fut pas tout à fait aussi heureux, dans le choix de ses textes, que l'avait été le moine de Corhie. Trois fois, il attribua au pape Silvestre des règlements apocryphes ^ Une autre fois, il demanda aux Canons des apôtres un témoignage étranger à la question^. Il fit également un appel inopportun au sixième canon de Nicée, qu'il ne comprit peut-être pas parfaitement^. Mais, malgré ces taches légères, son travail n'est pas sans mérite. On y trouve deux canons de Sardique, diverses lettres de saint Léon, ainsi que de saint Gélase, et une de saint Grégoire le Grand. Les canons de Sardique mettent nettement le Saint- Siège hors de pair '*. Quant aux textes de saint Léon, de saint Gélase et de saint Grégoire, ils ne laissent aucun doute sur la conscience que ces papes avaient de leur primauté. Témoin ces paroles de Gélase dans sa Lettre aux Dardaniens : « L'Eglise entière sait que le Siège de Pierre peut délier n'importe quel évéque des peines dont il aurait été frappé par n'importe qui. Elle a, en effet, le droit de connaître de toutes les affaires et personne ne peut reviser son jugement^. » Témoin encore cette autre observation de saint Grégoire : « Qui ne sait que l'église de Constantinople est soumise au Saint-Siège? C'est ce dont conviennent du reste le pieux empereur et notre frère l'évêque de cette ville ^. »
Ratramne et Enée n'avaient pas craint d'invoquer le témoignage des papes. Mais que valait ce témoignage aux yeux des Grecs révoltés? Ne devait-il pas leur paraître intéressé? Le Contra errores Graecorwn de saint Thomas échappe à cette objection. Ici les Pères grecs ont seuls la parole. On ne trouve, en effet dans ce livre que des extraits de saint Cyrille de Jérusalem, de saint Maxime, de saint Jean Chrysostome et surtout de saint Cyrille d'Alexandrie ". Malheureusement le
1. Liber adversus Graecos, 187, 188, 195, M. 121. 7 19, 750 et 751. Le premier texte est tiré d'une Praefalionicaeni concilii, le second d'une .4 //ocwllo in synodo acta in Tro/anis, le troisième d'une AUocutio nicaeni concilii.
■2. md., 189, p. 749.
:^. Ibid., 190, p. 749.