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contredits dans diverses circonstances ; que certains d'entre eux, par exemple, s'étaient arroge un pouvoir sur les choses temporelles, tandis que d'autres avaient rejeté toute prétention de ce genre. Il y découvrit encore des interprétations peu exactes de la Bible. Et ces découvertes, qui ne nous semblent pas aujourd'hui absolument sensationnelles, lui firent conclure que les papes étaient sujets à l'erreur, voire même à l'hérésie ^ . Mais son érudition en resta à peu près là. Cajetan-, de son côté, releva dans le Corpus j'uris certains textes nettement favorables à la suprématie sans restriction du Saint-Siège. Il saisit la môme doctrine sur les lèvres du pape Martin Y au concile de Constance. Et, après cette enquête sommaire, il conclut que la théorie gallicane était sans racines dans la Tradition. Almain^ répliqua que, dans les décrétales, les papes avaient émis des prétentions exagérées', et que, du reste, les textes allégués par Cajetan n'étaient pas inconciliables avec la doctrine gallicane. De fait, grâce à d'ingénieuses subtilités, il parvint à mettre un grain de gallicanisme partout, même dans cette maxime issue des fausses décrétales : « Personne ne jugera le premier siège ; le juge ne peut être jugé ni par l'empereur, ni par le clergé, ni par les rois. » Mais il ne se borna pas à expliquer les textes allégués par Cajetan. Il en apporta d'autres qui, selon lui, s'inspiraient des plus purs principes gallicans. Il cita une lettre anonyme dont l'auteur déclarait ne pouvoir s'occuper de l'affaire du prêtre Bonose, parce qu'elle avait été tranchée par le concile de Capoue.Et, en présentant cette pièce, il s'efforça de démontrer qu'elle avait été écrite par le pape Damase^. Il cita également une lettre de saint Augustin qui reprochait aux