‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 538 sur 547 · REJETÉ PAU L ASSEMBLÉE DE PAUIS · texte numérisé non relu

REJETÉ PAU L ASSEMBLÉE DE PAUIS

instruire. Quant à la troisième partie du programme, elle est exécutée à l'aide de textes empruntés à Origène, à saint Jérôme, à saint Isidore, à Lactance, à saint Fulgence, et surtout à saint xVugustin. A vrai dire, ces extraits se bornent uniquement à combattre l'idolâtrie. Mais V Assemblée leur donne une portée plus considérable. Voici en effet la conclusion du rapport : « Les documents patristiques qu'on vient de lire nous montrent que les anges et les saints ne doivent être ni honorés ni adorés, attendu qu'ils refusent tout autre culte que celui de la charité. On ne doit non plus offrir aux martyrs ni temples, ni sacrifices, ni objets consacrés, on doit les réserver à Dieu... De quel droit donc, et au nom de quelle tradition offrirait-on aux saints des adorations, de l'encens, des luminaires selon la prétention émise par les Grecs dans leur lettre ^ ? » L'Assemblée de Paris, on vient de le voir, était opposée aux iconoclastes. Mais elle était encore plus opposée au culte des images. Elle fit un devoir aux pasteurs de surveiller ce dernier excès et de prendre toutes les mesures nécessaires pour l'extirper. A ce sujet, elle leur mit sous les yeux l'endroit du De Cwitate où saint Augustin approuvait le roi Ézéchias d'avoir brisé le serpent d'airain, jadis établi par un ordre de Dieu, mais devenu dans la suite un objet d'idolâtrie^. Elle leur offrit également pour modèle l'exemple de saint Épiphane qui, rencontrant une image dans un oratoire de Palestine, n'avait pas hésité à la briser ^.

Quand, peu d'années après V Assemblée de Paris, Jonas d'Orléans ' et le moine Dungale"^ plaidèrent contre Claude de Turin la légitimité de la présence des images dans les églises, ils se bornèrent à transcrire la partie du rapport où V Assemblée avait réfuté les iconoclastes. Leurs livres ne contiennent donc aucun élément nouveau. 11 n'en est pas de même du

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