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De cullu imaginum, M

5. Liber adversus Claudlum TawHnensem , M. 105. 465. Voir suj'tout : p. 468 à 471.

484 THÉOLOGIE patristique; le culte des images.

livre d'Ag-obard. L'évêque de Lyon donna au De imaginibus sanctorum un cachet personnel. Après avoir, dans une première partie, rappelé les textes patristiques, depuis longtemps connus, qui réservaient l'adoration à Dieu \ il s'en prit au simple culte des images et s'efforça de le mettre en opposition avec les sentiments traditionnels de l'Eglise. Il objecta dabord le Martyrium de saint Polycarpe, et montra que l'église de Smyrne était loin d'accorder aux martyrs un culte religieux ^. Il passa ensuite à la statue de Panéas, mais en mettant l'accent sur la réflexion sévère d'Eusèbe qui attribuait à une inspiration païenne le culte dont cette statue était entourée par les chrétiens de l'endroit ^. Puis vint un long texte de Bède où les images étaient présentées comme objets d'enseignement sans rien de plus ^. Il est vrai que l'empereur Constantin avait, au dire des Actes de saint Sylvestre, adoré les images de saint Pierre et de saint Paul. Mais Agobard fit observer que Constantin était alors sous l'influence des idées païennes, et qu'il ne reconnaissait pas encore la religion chrétienne ^. Le savant évêque de Lyon nota également que le bienheureux Paulin avait refusé d'envoyer son portrait et celui de son épouse à un de ses amis qui les lui avait demandés ^. Il versa au dossier diverses autres pièces du même genre '^, et il conclut que l'antiquité avait eu des images, non pour leur rendre un culte, mais pour s'instruire à leur école ^.

1. Liber de imaginibus sanctorum , 1 à 17. M. 104. 199 à 213.

2. Ibid.j 18, p. 213. Agobard dit que ce document lui vient d'Eusèbe. Les fidèles de Smyrne y déclarent : « neque alium quemquam colère, quippe qui verum Deum et qui solus colendus sit, noverimus. Martyres vero tanquam discipulos Domini diligamus et veneremur. »

3. Ibid., 20, p. 215. Voici la réflexion d'Eusèbe dans la traduction d'Agobard ' « Quod mihi videtur ex gentili consuetudine indifferenter observatum. »

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