‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 541 sur 547 · Contra errores Graecorum, 32, fin (ailleurs 1. 2. c · texte numérisé non relu

Contra errores Graecorum, 32, fin (ailleurs 1. 2. c

l'eschatologie des docteurs scolastiqles. 487

à conslituer noire corps, nous seraient restitués, mais qu'ils seraient dispersés dans tout l'organisme de manière à respecter riiarmonic des diiïérentes parties; et que toutes les diiïormités actuelles disparaîtraient '. A Texemple du Maître des Sentences, les docteurs du treizième siècle puisèrent dans saint Augustin leurs renseignements sur l'état des corps ressuscites ^. Ce fut aussi Févéque d'ilippone qui fut consulté sur la question du ver rongeur. « Augustin, lisons-nous dans saint Bonaventure, déclare préférer l'opinion qui voit dans le ver rongeur une métaphore. Puisqu'elle a ses préférences, elle doit avoir les nôtres aussi ^. » On retrouve le même langage chez le docteur angélique ^. Signalons un troisième emprunt. On sait que saint Augustin, alors qu'il était millénariste, croyait à l'existence d'un feu qui devait purifier les chrétiens après la résurrection ■'. L'un des endroits où le docteur dllippone décrivait ce feu du jugement général*', fut utilisé par 1 auteur du De i^e^a et faha poenilentia ' , puis par Pierre Lombard ^, puis par les grands scolastiques du treizième siècle ^. 11 devint la preuve patristique par excellence du feu du purgatoire.

Mais saint Augustin avait laissé plusieurs questions sans réponse ou ne leur avait donné que des réponses hésitantes. Ce fut à saint Grégoire que l'on s'adressa pour combler ces

1. Sent. 4. 44, M. 192. 945. Les six numéros de cette Dislinction sont presque intégralement constitués par des extraits du De Civitate et de VEnchiridion.

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