In Sent. 4.50, p. 2, art. 2, qu
4. Suppl.97. 2, tiré do In Sent. 4. 50, qu. 2, art. 3, sol. 2. 5 Voir plus haut, p. 195.
6. In ps. 'SI. 3, M. 3G. 397 : « Quia dicitur : salvus erit, contcmnitur ille ignis... gravior tamen erit ille ignis quam quidquid potest homo pati in hac vit a. »
7. De vera et falsa poenit. 34. M. 40. 1128 (parmi les œuvres de saint Augustin auquel il était attribué, bien que son auteur soit du onzième siècle). Saint Augustin n'est pas nommé à cet endroit, mais on y retrouve son texte légèrement modidé.
8. Sent. 4. 21, 1 vers la fin. M. 192. 895. Pierre transcrit le texte de saint Augustin sans le nommer.
9. Voir : saint Thomas, In Sent. 4. 21, qu. 1, art. l, qu"* 3; saint Bona- VENTUFŒ, 4. 21, p.l, art. 2, qu.2 k Contra. — Scot (4. 21. qu. 1, n.2) prend dans Pierre Lombard le texte de saint Augustin et y ajoute — en l'attribuant à Augustin — le texte du De vera et falsa poenitentia.
488 THÉOLOGIE patristique; l'eschatologie.
lacunes. Nous trouvons de ce fait un premier exemple dans la question du feu de Tenfer. Après avoir énuméré toutes les raisons qui invitaient à concevoir ce feu comme une métaphore, saint Thomas cita ce texte des Dialogues : ce J'affirme que le feu de la géhenne est corporel ^ » Dès lors son sentiment fut fixé ; il déclara que l'hypothèse de la métaphore devait être écartée. L'attitude de saint Bonaventure ne fut pas différente, comme le prouve le texte suivant : « L'Ecriture ne dit rien sur cette question. Saint Augustin, le docteur par excellence, ne la tranche pas non plus. Il déclare en effet que personne ne peut savoir, sans une révélation du Saint-Esprif, de quelle nature est le feu de l'enfer. Bien plus, il semble plutôt le considérer comme spirituel. Cependant l'autorité des docteurs postérieurs, surtout celle de saint Grégoire à qui le Saint-Esprit a révélé beaucoup de choses, nous permet d'affirmer que ce feu est corporel-. » On le voit, c'est sur l'autorité de saint Grégoire que les grands scolastiques appuyèrent la doctrine du feu corporel de l'enfer ^. Il n'en pouvait être autrement dans la question du feu du purgatoire. Ici encore saint Bonaventure fit observer que saint Augustin n'avait osé se
1. Suppl. 97. 5, tiré de : In Sent. 4, 44, qu. 3, art. 2. Voici le texte de saint Grégoire {Dial. 4. 29) : « Ignem gehennae corporeum esse non ambigo in que certum est corpora cruciari. »