‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 58 sur 547 · Orat. 1. 41, p · texte numérisé non relu

Orat. 1. 41, p

32 THÉOLOGIE scripturaire; la controverse arienne.

avait de ce chef, une certaine infériorité '. Il ne fit que mentionner, sans Texaminer, la réponse de Jésus au jeune homme : « Personne n'est bon si ce n'est Dieu^ ». Quant à l'endroit où le Sauveur dit : « La vie éternelle est de vous connaître, vous le seul vrai Dieu », il expliqua que ces paroles étaient simplement destinées à exclure de la divinité les faux dieux ^.

Deux textes attirèrent surtout son attention. L'un fut le célèbre passage des Proverbes dont Arius avait fait son boulevard. On a vu que les Pères du second et du troisième siècles, depuis saint Justin, s'étaient fréquemment appuyés sur cet oracle de l'Écriture pour prouver, tantôt aux juifs, tantôt aux païens, tantôt aux modalistes, l'existence d'une seconde personne divine distincte de Dieu le Père. Selon eux, c'était la Sagesse ellemême qui parlait dans cet endroit. Et, en attribuant les paroles en question au Logos, Arius n'était que l'écho des anciens docteurs. Mais il ne l'était plus quand il faisait dire à la Sagesse : « Le Seigneur m'a créée... » Les Pères avaient attribué l'origine de la Sagesse à la génération et, soit par leur traduction, soit par leur commentaire, ils avaient exclu nettement du texte en litige toute idée de création^. L'interprétation d' Arius était donc nouvelle, inconnue, et Athanase devait, semble-t-il, lui opposer l'autorité des Pères. Pourtant il n'en fit rien! A quoi attribuer cette étonnante attitude? Au texte lui-même qui, dans

1. Or. 1. 58, p. 133 : 8ià toùto xal aOrbç ô Yloç oOx e'iprj/.ev 'O Wixx'r\^ {xou xpeiTTtov [xoîj èdTtv, tva [xy] ^svov tiç ttj; èxetvou ^\imtjù:, aùtov 07ro>âêor àXXà {jieîJ^tov elTisv, où [xeyéOei xtvi oOôà /oévo), àX),à ôtà Tyjv è^ aOxoO toO llaipôç yévvyicriv. Il ajoute que le mot (xetî^wv implique la communauté de nature avec le Père.

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