‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 59 sur 547 · Orat. 3. 9, p · texte numérisé non relu

Orat. 3. 9, p

4. Justin, Dial., 61 et 129, M. 6, 616 et 777; Athénagore, Legalio, 10, M. 6, 909; Irénée, 4. 20, 3, M. 7. 1033; Clément, Coliort. 8, M. 8. 189; Ori- GÈNE, In Jo. 1. 22, M. 14. 56, ont lu eKxicre; Tertullien, Adv. Hermog, 18, M. 2. 213; Cyprien, Testimonia, 2. 1, M. 4. 696; Lactance, Div. Inslilut. 4. G, M. 6. 462 ont traduit : condiclit. Mais le contexte, quand il y en a un, montre toujours que l'origine du Logos est attribuée à la génération. Il nous est présenté, en effet, comme sortant du sein du Père et émanant de sa substance. 11 est vrai que plusieurs de ces docteurs mettent la génération du Logos dans le temps, plus exactement dans l'instant qui précéda la création du monde. Peut-être même quelques-uns d'entre eux, notamment Lactance, n'ont-ils pas eu une idée bien nette de la création. En tout cas Tertullien, qui proclame hautement la création ex niliilo de la matière, attribue l'origine du Verbe à la génération.

SAIXT ATHAXASE. 33

la version des Septante où tous le lisaient, suggérait l'idée, non de génération, mais de création ou, tout au moins, de production. L'hérésiarque, s'il avait peut-être exagéré le sens du verbe grec sxTiffs, s'en était à coup sûr moins écarté que les Pères des siècles précédents. Et, avec une impartialité qui l'honore, Tévèque d'Alexandrie, reconnaissant ce fait, adopta, àl'encontre des docteurs, la traduction proposée par son adversaire : « le Seiirneur m'a créé ». Mais cette concession ne menait-elle pas aux abîmes? Non, Athanase avait sous la main la solution de la difficulté. Et chacun devine quelle était cette solution. « C'est comme homme, s'écria-t-il, que le Sauveur a dit : le Seigneur m'a créé. Il a voulu ainsi rendre la pensée suivante : mon Père m'a façonné un corps, il. m'a créé pour le salut des hommes... Dans ce passage le verbe sxTiae s'applique, non pas au Verbe, mais au corps créé dont le Verbe s'est revêtu ^ . » Et, dans une longue dissertation qui comprend une partie du second Discours contre les ariens, l'évêque d'Alexandrie demanda aux alentours du texte la preuve de son assertion ^. Il observa notamment que le titre de « Seigneur » n'avait pu être donné à Dieu parle Fils lui-même, mais seulement par un serviteur, c'est-à-dire parla nature humaine du Fils^. Il souligna également l'expression « pour les œuvres » qui termine la phrase, et ces mots lui parurent confirmer son sentiment ^.

Après le texte des Proi^erbes, ce fut la réponse de Jésus relative au jour de la fin du monde qui préoccupa le plus l'évêque d'Alexandrie. Il commença par proclamer hautement que le Verbe n'avait aucune ignorance à ce sujet, et il donna de son assertion diverses preuves. N'était-ce pas le Verbe qui avait tout créé, le jour^ la nuit, les saisons? Comment donc l'œuvre aurait-elle pu avoir quelque mystère pour l'ouvrier*'? Et puis, le Sauveur n'avait-il pas énuméré par le détail les signes avantcoureurs du grand drame final? Et cette connaissance précise

1. Or. 2. 47, jM. 20. 248 : « eàv àxoutofxev èv xa?; Tiapotixiai? to kV.TiacV, oO ôst y.Tif7[Aa Tr) cucet 6)>ov voeïv xov Xoyov, à).X' ôti to xtkjtov èvtSùaaTo aw[/.a. »

2. Ifj. ± 18 à 73, p. 184 à 301 ; surtout ii. 40, 47, 50, 00, 07.

Page 1