‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 60 sur 547 · Orat. 3. 42, p · texte numérisé non relu

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des prodromes de révénement n'exigeait-elle pas des données également précises sur l'événement lui-même? De plus, le Fils qui avait déclaré connaître le Père, ne devait-il pas à plus forte raison connaître les créatures ^ ? Et si la date de la fin du monde était fixée dans les conseils du Père, par quil'avait-elle été sinon par le Fils, puisque tout a été fait par lui ^? Ces raisons, et d'autres encore qu'il serait;trop long de rapporter ici ^, réduisaient à néant l'objection arienne. Mais, comment donc Notre-Seigneur avait-il pu dire que le Fils ne connaissait ni le jour ni l'heure de la catastrophe finale? Athanase résolut ce problème par la méthode que nous connaissons. « Chacun voit^ dit-il, qu'il a tenu ce langage en tant qu'homme et à cause de la chair. Une pareille imperfection n'a pu appartenir au Verbe : elle a appartenu à la nature humaine dont le propre est d'ignorer... On doit attribuer à la nature humaine tout ce que le Sauveur, devenu homme, a dit comme homme... Comme Verbe il a connu la lin de l'univers, c'est comme homme qu'il Ta ignorée... De même que, devenu homme, il souffre, a faim et soif comme les autres hommes, de même il ignore comme homme et comme les autres hommes'*. » Et, après avoir ainsi limité à l'âme humaine du Sauveur l'ignorance de l'époque de la fin du monde, l'illustre docteur, passant au texte de saint Luc qui nous montre Jésus croissant en sagesse, en âge et en grâce devant Dieu et devant les hommes, lui appliqua la même interprétation. « Ce n'est pas le Verbe en tant que Verbe, dit-il, qui a grandi, puisqu'il est sorti parfait d'un Père parfait et qu'il ne manque de rien... Ces progrès ont eu lieu dans le corps, car à mesure que le corps grandissait, la manifestation de la divinité grandissait aux yeux des hommes... La croissance en sagesse ne doit pas être imputée à la Sagesse elle-même, mais à la nature humaine •». »

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