De Trinitate, M
19. Conira sermonem arianorum, 31. 42. 683; Collatio cum Maximino,lSl. 42. 709; Contra Maxim., M. 42. 743.
font œuvre de théologie positive, relèvent directement ou indirectement de saint Athanase. Et d'abord, dans tous, nous retrouvons la démonstration scripturaire de la divinité absolue du Fils que nous avons rencontrée dans les Discoujs contre les ariens ^ . C'est la même liste de textes, sur laquelle occupent la place d'honneur les trois témoignages suivants chers entre tous à l'évêque d'Alexandrie : « Celui qui me voit voit aussi mon Père. — Mon Père et moi nous sommes un. — Je suis dans mon Père et mon Père est en moi ». Et cette liste ne s'est pas allongée, ou, pour parler en toute exactitude, elle ne s'est allongée qu'une fois. Saint Hilaire consacra deux livres de son De Trmitdte à établir le dogme chrétien sur les théophanies de l'Ancien Testament^. Mais cette preuve, empruntée aux docteurs des trois premiers siècles qui s'en étaient servis pour démontrer l'existence d'une seconde personne divine, n'était pas sans prêter flanc aux objections des ariens qui ne demandaient pas mieux que d'appuyer sur les théophanies de l'Ancien Testament leur doctrine du Logos créé et inférieur au Père. On l'abandonna et on s'en tint à la démonstration d' Athanase.
Ce fut encore à l'illustre évêque que l'on s'adressa la plupart du temps, quand on voulut enlever aux ariens les textes scripturaires derrière lesquels ils s'abritaient. Athanase, on s'en souvient, brisant sans scrupule avec la tradition relativement au célèbre texte des Proverbes^ avait accepté de lire avec Arius : « le Seigneur m'a créé », en ayant soin d'appliquer cette parole à la nature humaine du Sauveur. Cette interprétation, propagée immédiatement par les deux amis du grand docteur, Marcel d'Ancyre ^ et, sans doute aussi, par Eustathe d'Antioche ^. fut popularisée, en Occident, par saint Hi-
1. Voir par exemple : saint Augustin, De Trinitate, 1, 17 et 23, M. 42, 831 et 846. — Phébade, Liber contra Arianos, 14, M. 20. 23. — Saint Basile, Advey^sus Eunomium, 1. 17 et 25, M, 29. 552 et 568. — Saint Cyrille Calech. 11. 15 à 18, M. 33. 709 à 713. —Saint Hilaire, De Trinit. 9. 54, M. 10. 325.