Dans Eusèbe, De eccl. theologia, 3. 2 fin, M
4. Dans Théodoret, Histor. 1.7, M. 82. 921. Théodoret nous apprend que Eustathe écrivit avant sa déposition, c'est-à-dire avant 330, un livre contre
laire', et, en Orient, par saint Grégoire de Nazianze^. Avant la lin du quatrième siècle, Didyme ^, saint Ambroise'* et Faustin ^, plus tard saint Augustin^, saint Cyrille d'Alexandrie '^ et Fulgence*^, l'enseignèrent. « Qu'ils cessent, s'écria l'évèque de Milan, de nous objecter le texte : Dominus creavit me... le mot Doininus ne prouve-t-il pas que c'est la chair qui parle?... Comment peut-on ignorer que ceci a été dit à cause de l'incarnation? » Quant à la vieille interprétation, défendue un instant par saint Mélèce ^ et saint Phébade ^^, elle fut de bonne heure oubliée ^'.
On voit par là quel fut le succès de l'explication du texte des Proverbes donnée par l'auteur des Discours contre les ariens. Non moindre fut le succès de son interprétation de la parole : « Mon Père est plus grand que moi ». Dès 358, saint Hilaire enseigna que le Fils, tenant son origine non de lui mais de son Père, avait pu, de ce chef, légitimement se mettre au second rang^^.
les ariens dans lequel il expliquait le texte des Proverbes. Théodoret ne nous fait pas connaître cette explication, mais les liens qui rattachaient Eustathe à Athanase nous permettent de la conjecturer.
1. De Trinilate, 12. 35 à 49, M. 10. 454 à 465. Il accepte le mot creare (n. 36, p. 455) et il distingue nettement la création de la naissance (surtout n. 42, p. 459). Ici comme partout le tour de phrase est obscur et embarrassé, mais la pensée est claire. Au n. 50, p. 465, il mentionne une autre interprétation d'après laquelle le terme creavit serait entendu de la génération éternelle du Verbe, mais il la rejette, sinon comme impie, du moins comme pou éclairée : « etsi indocte tamen non impie ».