Dans Théodoret, Dialog. 3, M
SAINT ATHAXASE. 43
à Topinion que nous avons rencontrée dans ses Thesauri^ finit par chercher, lui aussi, dans rincarnation la clef du texte : « Mon Père est plus grand que moi ^ » En somme l'interprétation dAthanase rencontra en Orient quelques adversaires. Il est juste de noter que ces adversaires furent rares et que l'un deux au moins, à savoir saint Cyrille, fut probablement induit en erreur par une supercherie littéraire ^.
Tout autre fut son sort en Occident. Dès 379, saint Ambroise se mit à l'école du traité Sur V incarnation et contre les ariens. « Le Fils, dit-il, est égal au Père en tant qu'il est dans la forme de Dieu, mais il lui est inférieur par la nature humaine et la passion. Une nature ne peut pas être à la fois moindre et égale. Et si le Fils, comme Dieu, était au-dessous du Père, il ne pourrait pas faire les œuvres que fait le Père ^. » Saint Augustin utilisa cette interprétation dans son De Trinitate'* et dans ses Traités sur saint Jean. Et si, plus tard, dans le Contra Maxiîninum^ il mentionna l'autre explication, ce fut uniquement pour faire preuve de libéralisme à l'égard de son adversaire ^. L'exemple donné par l'évêque de Milan et l'évêque d'Hippone eut force de loi en Occident. Saint Léon ^ ,