In Jo. 14. 28, M
2. Le De Incarnalione et contra arianos était, dès 428, attribué à saint Athanase; c'est sans doute l'autorité de ce livre qui a décidé saint Cyrille à modifier son premier système d'interprétation.
3. De fkle, 2. 70, M. 16. 374. Voir : Ibid. 59 et 61, p. 572: « Per naturam hominis dicit etiam illud de quo caluniniari soient, quia dictum est : Quoniam Pater major me est... Minor in natura hominis... »
4. De Trinit. 1. 14, M. 42. 828 et 829 : « Sed quia multa in sanctis libris propter incarnationem Verbi Dei... ita dicuntur ut majorem Filio Patrem significent... Non itaque immerito Scriptura utrumque dicit, et aequaiem Patri Filium et Patrem majorem Filio. Illud enim propter formam Dei, hoc autem propter formam servi sine uUa confusione intellegitur. » — Voir : Ibid. 2. 3, p. 846; 1. 22, p. 836; InJo. tract. 78. 2, M. 35. 1836: Ep. 238. 10, M. 33. 1042.
5. C. Maxim. 2. 14. 8, M. 42. 775, Dans : De fide et symbolo, 18 fin., M. 40. 191, notre texte et quelques autres du même genre sont expliqués : « partim propter administrationem suscepti liominis... partim propter hoc quia Filius Patri débet quod est. » Ce livre est de 393. On voit que, pendant ses premières années, saint Augustin subit l'influence de la théologie grecque.
6. Ep. 28. 4, M. .54. 769 : « Non ejusdem naturae est dicere : Ego et Pater unum sumus et dicere : Pater major me est.
44 THÉOLOGIE scripturaire; la divinité du christ.
saint Fulgence \ saint Isidore ^, quand ils eurent à expliquer comment le Fils avait pu se dire inférieur à son Père, firent appel à la nature humaine du Sauveur. Avant saint Ambroise l'interprétation orientale du texte : « Mon Père est plus grand que moi » avait, on se le rappelle, été soutenue par saint Hilaire. Elle avait ensuite été adoptée par saint Phébade ^ , TAmbrosiastre ^, et Marins Victorinus ^. A partir du jour où révêque de Milan eut écrit son De fide, elle n'eut plus dans l'Église latine d'autres partisans que Faustin qui, néanmoins, donna la préférenceà l'autre, et saint Augustin qui, après l'avoir adoptée dans ses premières années, la rejeta de bonne heure ^.
Mais nous ne connaissons pas encore la plus grande défaite que saint Athanase eut à essuyer sur le terrain de la théologie scripturaire. On a lu plus haut la liste des docteurs qui, à la suite de l'illustre évêque d'Alexandrie, avaient attribué à l'âme humaine du Christ l'ignorance du jour du jugement. Une observation s'impose ici. Dans la pensée de saint Athanase, l'ignorance de l'âme du Sauveur servait à rendre compte du texte : « Pour ce qui est de ce jour et de cette heure^ ni les anges ni le Fils n^en sont informés^ le Père seul les connaît; elle servait à expliquer comment Notre-Seigneur avait pu dire : « je ne sais pas ». C'est que, selon lui, le Sauveur avait donné la célèbre réponse, non en tant que Dieu mais en tant qu'homme. Plusieurs des Pères qui sont ici en question tinrent une autre
1. De fide ad Petrum, 59. M. 40. 772 : « Firmissime tene... Dei Verbi quod caro factum est duas naturas... permanere : unam veram divinam... secundum quam dicit : Ego et Pater unum sumus... alteram vero humanam, secundum quam ipse Deus incarnatus dicit : Pater major me est. »
2. Elymol. 7. 2, M. 82. 267 : « Secundum formam enim Dei de seipso dixit : Ego et Pater unum sumus ; secundum formam servi : quoniam Pater major me est. »
3. Liber contra arianos, 13, M. 20.22: « Merito major quia solus hic auctor sine auctore est. >•
4. Quaestiones Veleris et ISiovi Testamenti, 122 fin. M. 35 2369 : « Nihil plane differt in substantia quia verus Filius est, differt autem in causalitatis gradu, quia omnis potentia a Pâtre in Filio est... auctoritate tamen major est Pater ipso Domino testante et dicente,... quia Pater major me est. »