‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 8 sur 547 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La théologie positive a été cultivée au dix- septième siècle, avec un grand éclat, par des hommes dont les noms lui demeurent indissolublement associés. On ne peut, aujourd'hui encore, songer à la recherche des sources du dogme, sans que l'esprit évoque les Dogmes théologiques ^ la Perpétuité de la foi ou les savantes Préfaces des Mauristes. Il ne faudrait cependant pas que les travaux de nos grands érudits modernes fissent oublier les investigations des anciens. Et l'on serait injuste, non seulement à l'égard des Pères, mais à l'égard des scolastiques eux-mêmes, si l'on croyait que les Petau, les Thomassin, les Nicole et la glorieuse phalange des Bénédictins, ont découvert des régions inexplorées, ou qu'ils ont défriché un champ jusque-là couvert de ronces. Les Pères du concile de Florence eurent à entendre de longues dissertations contradictoires, au sujet de l'attitude des docteurs orientaux dans la question du Filioque ; tel texte de saint Basile fut notamment soumis devant eux à une discussion très serrée. Au sixième concile, les légats du pape mirent sous les yeux des évoques orientaux un long recueil de témoignages patristiques, dans lesquels la distinction des volontés du Christ était enseignée.

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