‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 81 sur 547 · M. 45. 1123 et · texte numérisé non relu

M. 45. 1123 et

13. Dans Léonce de Byzance, Adv. Neslor. et Eulych., 3. 43, M. 86. 1385 et suiv..

54 THEOLOGIE SCRIPTURAIRE ; L INCARNATION

les Lettres à Clédonius écrites par saint Grégoire de Nazianze \ une dissertation de Théophile traduite par saint Jérôme ^, le chapitre lxxx du livre des Quatre-vingt trois questions de saint Augustin ^.

Saint Basile reproche à Apollinaire de négliger FEcriture et d'appuyer ses spéculations sur le raisonnement humain'''. Le grief n'est pas de tout point exact. Apollinaire faisait appel au texte : « Le Verbe s'est fait chair » ; et il en déduisait que le Christ se composait du Verbe revêtu d'une chair sans âme raisonnable ^. 11 alléguait encore le texte de saint Paul : « Semblable à un homme quant à l'extérieur » ; et il concluait que le Sauveur avait l'apparence extérieure d'un homme sans en avoir la réalité ^. Ajoutons que, dans son parti, on prétendait souvent retrouver dans saint Jean la doctrine de la transformation nettement formulée. Le Verbe, disait-on, s'est sûrement métamorphosé en homme, puisque l'évangéliste nous enseigne qu'il est « devenu chair ». Ce qui est vrai, c'est que ces textes étaient à peu près les seules autorités scripturaires invoquées par l'évêque de Laodicée et par ses adeptes '^. Les docteurs n'eurent pas de peine à résoudre leurs objections. Dès 371, saint Athanase expliqua que saint Jean avait parlé du Verbe « fait » chair, tout comme saint Paul avait parlé du Christ « fait » malédiction; et que l'un comme l'autre avaient entendu désigner l'action du Fils de Dieu se revêtant d'un objet étranger, sans pour cela se métamorphoser en cet objet ^. Cette remarque réduisait à néant la doctrine de la transformation. Complétant sa démonstration, l'auteur de la Lettre à Epictète fit observer que le prophète Joël se

1 Ep. 101. M. 37. 176.

Page 1