III. — Les contJ'Oi>ej\^es chi'istologiqnes du cinquième au
huitième siècle.
Des controverses christologiques qui, depuis Nestorius, bouleversèrent, pendant trois cents ans, l'Orient et parfois même lEglise tout entière, l'une, l'avant-dernière, se tint complètement en dehors de la Bible. Dans la querelle des Trois- Chapitres, le débat portait sur la valeur tliéologique des écrits laissés par Théodore de Mopsueste, Ibas et Théodoret, c'est-àdire sur une question de fait. Et, si cette question de fait n'était, pour les Orientaux, qu'un moyen détourné de rétablir la christologie monophysite vaincue à Chalcédoine, elle fut du moins la seule dont on s'occupa ouvertement et publiquement. La théologie scripturaire n'eut donc aucune part dans les discussions et les commotions qui agitèrent une partie du sixième siècle.
Les trois autres controverses demandent une autre appréciation. Parlons d'abord des deux premières.
A la fin de son Pj^emie?^ discou/s aux Reines "^y saint Cyrille a accumulé une masse énorme de textes bibliques, destinés à réfuter la doctrine nestorienne de la distinction des hypostases dans le Christ. Nous retrouvons tous ces textes disséminés dans les autres écrits de l'évêque d'Alexandrie. Et si, parmi les autorités qu'il invoque, on peut remarquer les suivantes : « Le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous; — Il y a un seul Seigneur, Jésus-Christ; — Dieu n'a pas épargné son propre Fils; — Le Christ, alors qu'il était dans la forme de Dieu... s'est anéanti » ; on n'a pas le droit de conclure qu'il leur attache une importance particulière.