Ibid..p. i
■2. Cf. ibid., p. 13-15.
3. et. ibid., p. 17. — Cf. i.^p;ileiiiont Prôtiico de l'ôdition fr»nÇrti«-, où C'antel lion dit qu'il ôcrit pour le» prince9,i(ifiii ([u'ils »o pnrdiiBsontdecroin' M ceux qui les poUHitont ù tlier et bnislor uucuna puur In foy et. religion laquelle sur tout* rhose doit eatre libre, car elle gist non au eorpa mois liien nu coeur, nu(|iiel ne peut atteindre le glaive des roys et dea princes v. (Cit.- p:iv SI. UiiinTOn, op. dt., p. 373.)
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de tenir pour hérétique quiconque n'est pas de notre avis. Or, étant donnée la variété des sectes et la sévérité de la répression de rhérésie, il faut avouer qu'il devient bien difficile d'échapper pendant toute une vie au bûcher. Si, dans cette ville ou cette contrée tu es orthodoxe, dans la région voisine tu seras tenu pour hérétique, si bien que quiconque veut vivre aujourd'hui doit nécessairement avoir presque autant de croyances et de relifçions qu'il y a de villes ou de sectes*. » Cependant, tous ceux qui croient en Dieu, en Jésus et en l'Ecriture sont simplement comme des monnaies d'or de la même valeur frappées à des effigies diflFérentes *. Enfin, après avoir conclu d'un examen de la Bible que l'hérétique est, selon les apôtres et les évangélistes, celui qui, pertinemment et après avertissement préalable, ne se soumet pas aux dogmes ^, Castellion déclare qu'à son avis il existe deux sortes d'hérétiques : d'abord les gens vicieux, c'est-à-dire les hérétiques par conduite, qui n'observent pas la morale chrétienne et non plus la morale universelle (car il la croit absolue dans une certaine mesure) *, puis les hérétiques par opinion, c'est-à-dire les hérétiques proprement dits ^. :< En effet, dit-il, hxresis est un vocable d'origine grecque qui signifie secte ou opinion ; par suite, ceux qui adhèrent avec ténacité à une secte ou opinion erronée sont appelés hérétiques ^. » Or c'est à Dieu lui-même qu'il appartient de châtier ceux-ci. Les premiers, au contraire, pourraient à bon droit être punis en ce monde. Pourquoi n'en estil pas ainsi ? « Est-il donc plus facile de juf^er des doctrines que des mœurs ' ? > Castellion conclut enfin que, si nous /*tions moins ignorants, nous serions meilleurs et plus misé-