‹ Histoire de la tolérance religieuse; évolution d'un principe socialChapitre 143 sur 293 · Cf. GuizoT, Hist. de France, t. iir, p · texte numérisé non relu

Cf. GuizoT, Hist. de France, t. iir, p

2. I^*HospiTAL, Haranffue ati Parlement de Rouen pour la déclaration de majorité de Charlee IX,

qu'il autorisât d'autre part les poursuites contre eux '. La reine mère et Charles IX se rencontraient à Bayonne avec le duc d'Albe ; enfin, celui qui, pendant la nuit de la Saint- Barthélémy, devait encourager les fanatiques en leur criant : « Saignez, saignez ; les médecins disent que la saignée est aussi bonne en tout ce mois d'août comme en mai »,le connétable Gaspard de Tavannes, organisait déjà cette confrérie du Saint-Esprit qui bientôt deviendra la Sainte-Ligue ' . En outre, les pamphlets, catholiques aussi bien que protestants, répandaient des idées d'intolérance et poussaient au carnage. « On prêchait ouvertement le fratricide jusque dans les églises. Le peuple, des deux parts, n'entendait que trop ce langage ^. » Les assassinats de protestants notables se multipliaient. L'Hospital, d'ailleurs, n'obtenait plus que des avantages relatifs : ils réussissait à faire repousser les décrets du concile, à résister aux provocations du pape et à converti Jeanne d'Albret à ses principes de modération. Mais, dès l'assemblée de Moulins, il ne jouequ'un rôle effacé, suspecté qu'il était des deux partis. La seconde guerreéclate ; il réussit encore, mais grâce à l'inquiétude de Catherine de Médicis, à faire signer la paix de Longjumeau, qui • établissait dans son intégrité l'édit d'Amboise. Mais ce fut là son de nier succès. La réaction catholique triomphait partout ; les Ugues se constituaient en province; la reine mère, poussée par les émissaires de Philippe II et le parti intransigeant, réclama les subsides nécessaires à une troisième guerre. L'Hospital obtint un refus du Parlement, mais la eine, irrité3, se fit accorder par une bulle du pape, datée du 1" août 1 567, un secours de cinquante mille écus. « L'Hospital, dit Voltaire,s'opposa fortement dans le conseil à cette bulle, qui trafiquait du sang des Françaisjnaia le cardinal de Lor-

1. Arrêt du « janvier 15G3. (Cf. Mémoire» de Condé, coJl.Michaud t. VI, p. 697.)

Page 1