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244 in^i'iOJHS UK LA rOLÈiUKrE KEUfiaUiii.
« f&rouc'ht»5 », r^réiiém eo rhomtne par leb cxintiimBh -k lois; elle» nV^Utieut, efj uti mot, qu'on prétexte h Hl>Hurd<^ et >>aHiarfs«. C*e«t aiiiig que la rdigîaD devcmui m> moruk'. « J« v<>y C4^1a «f videmmeot. diiiah Maiitaigiif:.ifiieiifiiR> tie preigUHkh V (Àoiiiitfrh k la denrotioD qœ let» aflioBi'qiii:fiBtaBic iu>i$paB*^ion*!>. // n^e^f^ pwfU d'ho^iliié excellerai tsomma k dire^ûcfint. S^mU'*^ ZA^Uf fait merveillecs. quand il vu aacKmàmm $MMre pentff vem la baixie. la cruauté, ramhitâcxu Tax-ÊsntitL. la detractk;», la relieliiori. A cootrepoiL ve» la boniieu la \}^mf^Xi, la Urmp^^m^, m. comine par miracle, qne^cfnt i'ompWxion skt ïy porte, il ne va ny de pied nj d^aile. Xosov reiigi<>/i e^t faicte pc/ur extirper le» vices: elle les cxnTre. ks iKiurrit, le4^ ificjtfr. Il ne faut point faire barbe de faarre à I>ieu, wmnie on dict \ » Et, non content de fustiger aii» 1<^ fanatiques, Montaigne déclarait même que les jJus antèreti parmi l^^défentieurH achamésdcfH dogmes se trouvaient trop fr^uemment conduite par leur zèle religieux à des exwfr de touteH H^^rtcH. « Il ent ordinaire, disait-il, de voir les U>nne^ intentionn, si elles sont conduites sans modération, iK^ur.'^.er les hommes à des cffects tres-vicieux. En ce desbat, par lequel la France est à présent agitée de guerres civiles, le meilleur et le plus sain party est sans doute celuy, qui maintient la religion et la police ancienne du pays. Entre les gens de bien toutenfois, qui le suy vent (car je ne parle point de ceulx, qui s'en servent do prétexte, pour, ou exercer leurs vengeances particulières, ou fournir à leur avarice, ou suivre la faveur dt^s prinees : mais de ceulx qui le font par vray zèle en faveur do la n^li^io"» ^^ saincte aflfection, à maintenir la p*ux t^t Postât do leur patrie) de ceulx-cy, dis-je il H'en voit plusiours» <iuola t>assion pousse hors les bornes de la raison, et lour f^uot i>arftns prondre des conseils injustes, violents, ot onoiat> tt^morainvs , *
On sont oombion touto iH>tte critique des guerres de relr-
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gion se rattache intimement à la doctrine générale de Montaigne. Tolérant par tempérament, il Test aussi par raison, et c'est ainsi qu'il en vient, non seulement à prêcher la modération, mais encore à la justifier, puisqu'il démontre la relativité essentielle de la science humaine, et plus particulièrement des croyances religieuses. Son « Que sais-je ^, outre qu'il est l'expression spontanée de sa pensée même, est en outre pour lui un moyen de parvenir à la liberté de conscience par la suppression de la cause nécessaire et suffisante du fanatisme : le dogme. Voltaire, qui ne fut pas toujours aussi juste, renvoyait « qui veut apprendre à douter » au chapitre XI du Livre Illdes Essais * : c'est précisément là le chapitre où Montaigne proposait une opinion vraiment originale, et singulièrement scientifique pour l'époque, sur la
psychologie des prétendus sorciers ; mais on y trouve aussi des affirmations, non moins importantes que les passages plus connus de l'apologie de Raymond de Sebonde, sur la vanité du raisonnement humain. Montaigne s'y lamente que «s'escarmouche le monde, en mille question desquelles, et le pour et le contre est faux » '. Façon originale de poser les antinomies, et qui du moins avait l'avantage d'amener Montaigne à cette conclusion en laquelle se synthétisent et son scepticisme et les conséquences qu'il en peut tirer : « Après tout, c'est mettre ses conjectures à un haut prix, que d'en faire cuire un homme tout vif ^. »
c'est par là que Montaigne, à côté des théoriciens et des apôtres de la liberté de conscience, travaillait, et plus utilement peut-être, à transformer la mentalité humaine, et à préparer un terrain favorable à l'avènement de la tolérance.
l. Selon la ooutunio de Montaigne, le titre de ce chapitre n*a aucun rapport avec ce qu'il contient de plus iniportant ; ce titre est en effet : dea Boiteux .
•2, MoNTAioNE, Essais, 1. III, cli. XI, p. 277.