Ibidem
XIV a été fournie par Michelet. On a dit assez de mal de V Histoire de France de Michelet, et surtout de son étude sur le XVII* siècle, pour qu'il ne soit pas inutile d'en dire quelque bien. Nous laisserons de côté les interprétations physiologiques, si Ton peut dire, qu'il donne de certains faits historiques très importants ; non pas que le procédé, indiqué déjà plaisamment par Voltaire, nous semble ridicule ou stérile, car rien n'est plus scient'fique que cette explication du caractère par le tempérament, du moral par le physique, mais simplement parce qu'une documentation méticuleuse jusqu'à paraître exagérée serait indispensable à cette méthode spéciale de critique historique. Ce qui, dans les théories de Michelet aur la politique de Louis XIV, nous parait indubitablement exact, c'est ce qu'on pourrait appeler son explication par les compensations proportionnelles. « On fait communément, dit-il, deux parts dans le règne de Louis XIV . les belles années où, sous l'influence de Colbertjl se serait maintenu indépendantdes influences du clergé, et la mauvaiseépoque,oùil céda sans réserve. Division arbitraire. Dès les premières années, sauf un moment très court, le roi fut l'instrument des rigueurs ecclésiastiques V > Orce moment où le roi secoua pour quelque temps le joug qu'il subissait inconsciemment fut cette année 1662 où, insulté à Rome et influencé d'ailleurs favorablement par Madame, il entra en lutte avec la papauté. « Tout le parti dévo ^ était navré, dit Michelet. Mais on savait très bien que les rois et les parlements ne manquaient guère, dans ces brouilleries avec Rome, de donner quelque signe très fort de leur orthodoxie.On pleura chc. leroi.On lui montra l'Efflise en deuil et la nécessité de consoler la foi. Il ne fut pas insensible à cela, et il frappa les p^ otestants *.» Pendant quatre ans, en effet, le? édits vont se multiplier^
r" l. Michelet, Histoire de France (éd. définitive Flammarion), t. xii, p. 43.