‹ Histoire de la tolérance religieuse; évolution d'un principe socialChapitre 168 sur 293 · Edita de 1065 et · texte numérisé non relu

Edita de 1065 et

4. Cf. Voltaire. Comment, sur le livre des délits et des peines, VIII; — MirHRLET, loc. cit., p. 49-61.

succès rendit toute sécurité d'esprit au parti catholique: il comprit, dès ce jour, ce qu'il pouvait attendre de Louis XIV.

Si l'influence du P. Tellier sur l'esprit de son pénitent est certaine, si celle des jésuites en général est probable, il faut cependant convenir que Michelet fut, si l'on peut dire, plus poète qu'historien, en s' efforçant de décrire les ravages qu'exerça au XVII® siècle cette puissance occulte. Au contraire, des tendances et de l'influence du clergé, il subsiste des preuves irréfutables et qui valent la peine d'être examinées.

<f Tous ces arrêts (contre les réformés) a dit Voltaire, étaient publiquement sollicités par le clergé de France. C'étaient, après tout, les enfants de la maison qui ne voulaient point de partage avec des étrangers introduits de force *. ^ Telle était,en effet, l'opinion du clergé au sujet des réformés ; jamais il n'avait accepté l'éditde Nantes Pour s'en rendre compte, il suffit de consulter les recueils où sont réunies les haî-ançrues des orateurs du clergé dans les assemblées de l'époque *.« Où sont, s'écriait l'archevêque d'Embrun devant le jeune roi, les lois qui bannissent les hérétiques du commerce des hommes ? Où sont les constitutions des empereurs Valentinien et Théodose, qui déclarent l'hérésie un grand crime contre la république '^ ? » Et en cette même année, un autre représentant du clergé adressait à ce souverain adolescent un nouvel appel à l'intolérance. « Nous ne demandons pas, disait-il, que Votre Majesté bannisse à présent de son roj'aume cette malheureuse hberté de conscience qui détruit la liberté des véritables enfants de Dieu, parce que nous ne jugeons pas que l'exécution en soit facile; mais nous souhaitons au moins que ce mal ne fît point de progrès, et que, /si votre autorité ne le peut étouffer d'un coup, elle le rendît

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