‹ Histoire de la tolérance religieuse; évolution d'un principe socialChapitre 172 sur 293 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

o. Ibid., p. 103.

Bayle le croit, et par suite il voit là une atténuation à la reBponsabilité des calvinistes, quin'ontfait ^ue céder aux préjugés de répoque ; puis, comme s'il sentait la faiblesse de cette excuse,il ajoutait que les réformés n'étaient pas unanimes à approuver Calvin V J^î ^ î

Maimbourg obtint du roi que la Critique fût brûlée en place de Grève : Louis XIV , en effet, pouvait-il rien refuser à ce vil flatteur qui l'avait loué de « se servir de a voye douce de la charité pour ramener la grande multitude des brebis égarées dans la bergerie du bon pasteur » * ? Bayle, bien qu'il fût à l'abri de persécutions immédiates jugea bon, dans ses Nouvelles lettres critiquessur V histoire du Calvinismejd^Adresser quelques louanges au roi de France ; mais il s'en autorisa pour le blâmer hautement de l'édit qui validait les oonversionsd' enfants, et, tout comme l'eûtfaitCastelIionou quelque autre théologien, il s'en rapportait à l'autorité d'Osorius et du jésuite Mariana, qui flétrissent un acte semblable du roi de Portugal Eàimanuel à l'égard des enfants des juifs '. Puis, rérudit f€^ant place au raisonneur, Bayle d'montrait combien une erreur de pratique est plus grave qu'une erreur de théorie *. Or, d'après lui, s'il était possible que la doctrine des réformés fût erronée, il était certain d'autre part que la conduite intolérante des catholiques à leur éga^ était injuste. Enfin, il commençait à développer les principaux arguments que nous retrouverons dans son Commentaire philosophique ; il s'en prenait déjà aux convertisseurs et à l'Inquisition, et disait en particulier : « C'est une maxime indubitable qu'il n'est pas permis à l'homme d'aller au bien par le mal, et personne ne peut soutenir que la diversité des religions soit un de ces maux pour la guérison desquels Dieu

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