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nous permet toute sorte de remèdes V » Ici apparaissait déjà le côté pour ainsi dire scolastique de Bayle ; s'il ne s'appuie plus sur les textes comme les théologiens du XVP siècle, du moins U croit encore à l'efficacité des raisonnements et semble supposer que l'avènement de la tolérance dépend de l'élaboration d'un syllogisme concluant et définitif. Il était loin de se douter que toute cette partie de son œuvre, tout ce qui n'est pas en lui critique instinctive et sans entraves, deviendrait fastidieux et n'exercerait aucime influence.
Cependant, le parti des intolérants, devant ces attaques successives, comprit la nécessité de se justifier. On publia, vers 1682, un ouvrage qui portait ce titre bien caractéristique : Conformité de la œnduite de F Eglise de France pour ramener les protestants avec celle de V Eglise d'Afrique pour ramener les doTuUistes à V Eglise catholique, et qui semblait émaner de l'entourage du roi *.
Les idées développées en cette apologie n'avaient rien de bien original : c'était une paraphrase des raisonnements faUacâeux de saint Augustin, une glose de son interprétation du « compelle intrare ». On rappelait les sévérités de la religion hébraïque et, d'autre part, le suppUce de Servet. Enfin, tout l'esprit du livre se résumait en cette parole du fondateur de l'intolérance : « Félix nécessitas quœ ad meliora compdlit. »
La réponse des protestants ne se fit pas attendre, car, en 1683, Jurieu publia son histoire du papisme, ir réfutait sans peine l'argumentation de ses adversaires, en démontrant tout d'abord que ni Jésus, ni ses apôtres, ni les premiers Pères n'avaient prêché l'intoléran^^e ; mais, lorsqu'il s'agissait des cruautés de la théocratie juive, son interprétation ressemblait singulièrement à une^approbation ; et, finale-