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t. Commentaire... où l'on prouve par plusieurs raisons démonstratives qu'il n'y a rien de plus abominable que de faire des conversions par la contrainte j H où Von réfute tous les sophismes des convertisseurs à contrainte, et V apologie que saint Augustin a faite des persécuteurs. — Traduit <ie riinizIaiB du sieur Jeaii Fox de Bruges par M. J. F.
par les circonstances dans lesquelles eUe parut que par ses tendances générales et le retentissement qu'eUe devait avoir, occire une place considérable dans l'histoire de la tolérance, et mérite un examen approfondi.
Dans son «Discours prélimimaire », Bayle constate d'abord que le sens du mot convertisseur a subi une évolution péjorative analogue à celle qu'on peut constater au sujet des mots tyran et sophiste. L'opinion publique savait si bien, au XVn* siècle, ce qu'il fallait entendre par ce terme, qu'on voyait déjà en Allemagne, sur les enseignes d'auberge, le convertisseur, moitié soldat , moitié prêtre, sabrant d'une main et bénissant de l'autre*. Bayle s'attache aussi à démontrer que certains,parmi les arguments des fanatiques, ne méritent même pas l'honneur d'une réfutation ; entre autres, dit-il, celui-ci : « Il faut avoir perdu toute honte
pour prétendre que des enfants révoltez eussent autant de droits sur leur mère qu'elle en a sur eux. » Bayle répond en effet que là n'est pas la question : « Il s'agit entre eux et nous si lEglise romaine est la véritable Eglise '. » Et il ajoute : « Il est clair que le droit de persécuter ne saurait être contesté aux protestants, par la raison ridicule dont s'est servi cet auteur, mais seulement par celles que j'ai établies dans cet ouvrage (le Commentaire) qui l'ôte universellement à toutes les religions ^. » Non moins absurde lui . parait l'argument qui consiste à rappeler les conseils de Mécène à Auguste, et à en déduire que la tolérance est dangereuse pour la paix des états ; il n'y a, d'après lui, qu'à faire appel « à l'expérience » pour se convaincre du contraire ; il démontre combien furent calmes à ce point de vue la Grèce et Rome avant le christianisme, et conclut : « C'est donc la tolérance qui est la source de la paix, et l'intolérance qui est la source de la confusion et du grabuge *. *