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2. Léon DE LA GxnroNNifcBE (Aubert de Versé), Le proteêkmi paci" fique ou Traité de la paix de VEglise, Amsterdam, 1684, 2 vol.
chrétiennes ' . Jurieu, toujours agressif, y fit une verte réponse dans les Nouvelles de la République des Lettres, où Bayle avait vanté Touvrage, et s'attira par là quelques nouveaux adversaires '. C'est pourquoi il jugea bon, en cette même année 1686, de reproduire en les développant les idées qu'il avait exposées en 1677 dans son Traité sur la puissance de r Eglise : ce nouvel ouvrage ^ était encore une affirmation de l'immutabilité de l'orthodoxie protestante, et par suite un nouveau manifeste d'intolérance.
Cependant, le Commentaire venait de paraître : Jurieu ne pouvait laisser sans réponse ces affirmations qui dépassaient même les doctr nés unitaires et sociniennes, puisque Bayle, en réalité, ne professait rien moins que le scepticisme. Jurieu publia donc son traité : Des deux souverains en matière de religion, la conscience et le prince ^, où il s'attachait surtout À réfuter la démonstration de l'autonomie de la conscience et des droits de la conscience errante ; et, comme en cette matière, on ne peut rien prouver par des procédés logiques, Jurieu secontentaitderépondreaux raisonnements de Bayle par des affirmations ; d'ailleurs, à défaut d'arguments, il citait la Bible, où l'on peut trouver réponse à tout, même à des propositions contradictoires. La grande question qui dominait le débat, c'était, à vrai dire, le critérium de la vérité ; or,malgré tous ses efforts, Jurieu n'en pouvait trouver
1. Réflexions critiques et théologiques sur la controverse de V Eglise, où Von fait voir la fausseté des sentiments de VEglise romaine sur ce sujet par V Ecriture sainte et les Pires. A Philadelphie, chez Théodore de Sainie- Foy, et se trouve en Hollande chez tous les libraiieâ» 1686.