‹ Histoire de la tolérance religieuse; évolution d'un principe socialChapitre 186 sur 293 · Cf. Frank Puaux, op, cit„ p · texte numérisé non relu

Cf. Frank Puaux, op, cit„ p

3. Jxiaisu, Le vray système de VEglise et la véritable analyse de la Foy, où sont dissipées toutes les illusions que les controversistes modernes, prétendus catholiques, ont voulu faire au public sur la nature de V Eglise, son infaillibilité, ete„ Dordrocht, 168G.

4. Des droits des deux souverains en matière de religion : la conscience et le prince. Pour détruire le dogme de Vindifférence des religions et de la tolérance universelle contre un livre intitulé : Commentaire philosophique sur ces paroles de la Parabole : Contrains-les d'entrer, Rotterdam, t6S7.

d'autre que sa foi profonde pour démontrer la supériorité du dogme protestant ; quant à la condamnation de Servet, athée et non pas hérétique, Jurieu l'approuvait naturellement sans restrictions.

Ces théories, qui fournissaient de trop nombreux arguments au fanatisme catholique, étaient adoptées, il faut en convenir, par la majorité des pasteurs et des théologiens réfugiés. Cependant, chaque nouvelle intervention de Jurieu provoquait quelques protestations intéressantes. En 1687, Le Cène, qui avait été un des partisans du pajonisme et qui était d'ailleurs l'ami intime d'Allix, publia, avec le savant Leclerc, ses Conversations *,où il élargissait singulièrement les droits de la raison, reprenait en somme la doctr'ne de d'Huisseau, et prêchait par-dessus tout la tolérance. Ce fut la même année que le jeune Isaac Pa{>in, neveu de Pa;on, publia son premier ouvrage contre Jurieu *, qu'il fit suivre bientôt d'une véritable apologie du pajonisme '\ Jurieu s'empressa de répondre à cette argumentation, qui relevait surtout de la théologie, et Papin ne fut pas plus heureux dans sa tentative que ne devait l'être son cousin le physicien dans ses célèbres expériences ; la haine de Jurieu tenace et implacable, le fit condamner en 1688 par le synode de la Haye *.

D'ailleurs, Jurieu visait plus haut qu'à satisfaire ses petites rancunes personnelles. Il fit dresser, par le synode d'Amsterdam, en 1690 un nouvel acte destiné à maintenir l'orthodoxie, et qui contenait, en particulier, une énumération très caractéristique des propositions qu'on ne pouvait admettre sous peine d'hérésie. Elles étaient au nombre de neuf:

1. Conversation sur diversea matières de religion.., y à Philadelphie^ chez Timothée de Saint-Amour, 1687.

2. Frederick Arnaud (Papin), Essai de Théologie sur la Provi dence et sur la grâce,- où Von tâche de délivrer M. Jurieu de toutes les difficultés accablantes qu'il rencontre dans son système, Rotterdam, 1687.

3. P. P. D. L. A. (Papin), La Foy réduite à ses véritables principes^ et réduite à ses justes bornes, Rotterdam, 1687.

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