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de la société, ne doit pas être souffert dans les rites sacrée des Eglises. Seulement, il faut que le magistrat prenne bien garde à ne pas abuser de son pouvoir, et à ne point opprimer la liberté d'aucune Eglise, sous prétexte de bien public <.> Il ne faut môme pas de lois contre les idolâtres: en effet, si l'on convertissait le souverain d'une secte idolâtre, aurait-il donc le droit de contraindre ceux de ses sujets qui persistent dans» leur idolâtrie ? « On voit par là, dit Locke, ce qu'un prétendu zèle pour l'Eglise, accompagné du désir de la domination, est capable de produire, et que,sous prétexte de religion et du salut des âmes, on ouvre la porte aux meurtres, à la rapine, aux brigandages et à une licence effrénée *. <> Remarque qui, dans les siècles suivants, et dès le XVIII*, devait trouver une application fréquente. D'ailleurs, les lois contre l'idolâtrie paraissent en outre inadmissibles à Locke, parce qu'en certains cas, elles pourraient se retourner contre l'orthodoxie elle-même. Enfin, d'après lui, il ne faut pas non plu:^ invoquer l'autorité de la loi mosaïque, car, dans la théocratie israélite, il y eut toujours confusion absolue entre les règlements religieux et les lois politiques.
En ce qui concerne la doctrine, il est bien certain que le magistrat n'a rien à voir dans ce qui est spéculation pure ; d'ailleurs, « la vérité peut bien se défendre d'elle-même, si Ton consent une fois à l'abandonner à ses propres forces ^. >► Quant au côté pratique, à la doctrine morale, le magistrat doit sVu r)t'(uper, mai> ce devoir lui incombe déjà au point d*^ vue civil ^ : il y a d'ailleurs peu de dogmes immoraux, et Locke déclare, comme beaucoup de ses prédécesseui*s, et comme le dira encore, mai< avec moins de log.Ujue, Voltaire, (juc seul rathéisme est dan^rereux et ne doit pas être tolère» .