‹ Histoire de la tolérance religieuse; évolution d'un principe socialChapitre 198 sur 293 · LouvoiB» Lettre à Vauban, du 5 janvier lô9(K · texte numérisé non relu

LouvoiB» Lettre à Vauban, du 5 janvier lô9(K

3. Vauban, Addition du 5 avril 1692, in Oisivetés^ t. 1*"% p. 19-22.

4. Vauban, Oisivetéê, t. ^^ p. 27-41. — Ce prudent anonymat permet de suppoeer <|ue Vauban (^onfeeait À publier ne m<^mQ>rQ.

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un docteur en Sorbonneet qui contient, sous une forme plus érudite et plus indépendante,le8 mêmes appels à la tolérance . Vauban y protestait contre les doctrines intolérantes des Pères de T Eglise ' ; il affirmait que les persécutions engendrent l'incrédulité, ce qui est une conséquence peu conforme aux intentions des persécuteurs,* le retour étant plus facile de l'hérésie à la véritable religion que de l'athéisme *'. Tl est même d'avis qu'il faut accorder, non seulement la Ubertéde conscience, mais encore le libre exercice du culte, et qu'enfin cette tolérance doit être instituée, non par un nouvel édit, dont les réformés craindraient la révocation possible, mais bien par n'importe quel autre procédé \

Enfin, dans un autre écrit * dont la publication est plus récente encore, Vauban se plaçait à un point de vue très original, et adoptait parfois un ton ironique qui contraste singulièrement avec son style habituel. Dans cette nouvelle remarque, écrite en 1 698, Vauban constatait la persistance des troubles, et l'alliance sans cesse plus étroite entre les protestants et le prince d'Orange, lequel, à coup sûr, se disposait à en profiter. Or. si Guillaume était victorieux et qu'il fallût, dans un traité de paix, accepter le retour des réformés, ce serait un coup désastreux pour la puissance royale, dont ces nouveaux sujets seraient les plus irréductibles ennemis. D'autre part, comme il faudrait leur accorder une liberté absolue, ils seraient bien capables de convertir la moitié des catholiques*. Quelles sont donc, se demandait Vauban, les circonstances qui pourraient empêcher ces calamités ? 1° La mort du prince d'Orange ; mais il est jeune encore ; 2° la rupture de son alliance avec certains catholiques ; mais il faudrait alors que

l. Vauban, Oi^fivttfs, t. r^ p. 31-4.

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