‹ Histoire de la tolérance religieuse; évolution d'un principe socialChapitre 228 sur 293 · Ihid,, p · texte numérisé non relu

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|.4. Cf. ibid., p. 677-8 : « Il ne faut pas élever un de ces palais de glace» que les Moscovites se plaisent à décorer, et que le retour de la chaleur détruit nécessairement, souvent avec un fracas dangereux. »

6. Cf. TuBOOT, Œuvres complétée, t. ii, p. 688-703.Turgot avait le tort de prendre pour épigraphe quelques phrases de Fénelon, très édifiantes

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et le Parlement, d'accorder à celui-ci toute licence pour qu'il pût forcer les évêques à persécuter jansénistes et protestants.

Turgot faisait ressortir la contradiction de ceux qui reprochaient au gouvernement sa sévérité à l'égard des évêques et du Parlement, et lui conseillaient en même temps de tourner plutôt son intolérance contre les dissidents. Il démontrait qu'il ne faut pas confondre ainsi tolérance civile et tolérance ecclésiastique, ce qui conduit à être trop favorable parfois aux jansénistes et trop cruel envers les réformés*. Il rappelait que l'Eglise n'a d'autre droit que l'excommunication ou l'anathème; que «le véritable, le seul moyen de convertir est de persuader » et que « les tourments rendent malheureux dans ce monde, mais ne rendent pas nécessairement plus heureux dans l'autre » *. Puis il rappelait que la tolérance fut prêchée par TEvangile et par les Pères de l'Eglise \ et faisait remarquer judicieusement que les contemporains admiraient bien la tolérance des princes étrangers, mais ne songeaient pas cependant à les imiter *. « Nous avons le cœur tolérant, disait-il; l'habitude nous a rendu l'esprit fanatique. Cette façon de penser, trop commune en France, est peut-être l'effet des louanges prodiguées à la révocation de l'édit de Nantes: on a déshonoré la religion pour flatter Louis XIV \ » Puis, revenant au point de vue pratique, il répétait, après Montesquieu, que le prince ne doit s'occuper que de la moralité des religions ^ ; et enfin, songeant aux questions du moment, il concluait que les évêques sont peut-être bien des

il est vrai, mais auxquelles la victime de Bossuet, pi l'on en croit certains critiques contemporains, n'a pas toujours conformé suffisamment sa conduite.

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