La Henriade, chant I", in t. viii, p
D'ailleurs, Voltaire restait absolument impartial, car, s'il attaquait plus directement et plus fréquemment
Rome, qui sans soldats port« en tous lieux la guerre ',
il se hâtait d'ajouter :
Je ne décide point entre Genève et Rome -...
Mais ces raisonnements sur l'intolérance et la cruauté égales des diverses sectes chrétiennes exercèrent peut-être une moindre influence sur l'esprit du public que la description exacte et parfois vigoureuse delà Saint-Barthélémy^, ou bien encore ce tableau des moines ligueurs, si juste et si impartial dans son ironie,qu'on pourrait croire que Voltaire s'est inspiré des gravures de l'époque *. Il ne faut pas oubb'er, en effet, qu'il se trouvait encore au XVIII® siècle, des gens pour regretter l'âge d'or de la Ligue, et pour démontrer que rien n'était plus légitime que les massacres de
Pour la première fois,d'ailleur8,Voltaire prenait corps-àcorps l'ennemi lui-même, le fanatisme.
Enfant dénaturé de la religion.
Armé pour la défendre, il cherche à la détruire.
Et, reçu dans son «ein, l'embrasse, et la déchire '.
Et, à propos du fanatisme. Voltaire montrait, lui aussi, que les chrétiens n'ont plus le droit de se plaindre de ce qu'ils ont souffert à Rome :