‹ Histoire de la tolérance religieuse; évolution d'un principe socialChapitre 236 sur 293 · La Henriade, chant I", in t. viii, p · texte numérisé non relu

La Henriade, chant I", in t. viii, p

D'ailleurs, Voltaire restait absolument impartial, car, s'il attaquait plus directement et plus fréquemment

Rome, qui sans soldats port« en tous lieux la guerre ',

il se hâtait d'ajouter :

Je ne décide point entre Genève et Rome -...

Mais ces raisonnements sur l'intolérance et la cruauté égales des diverses sectes chrétiennes exercèrent peut-être une moindre influence sur l'esprit du public que la description exacte et parfois vigoureuse delà Saint-Barthélémy^, ou bien encore ce tableau des moines ligueurs, si juste et si impartial dans son ironie,qu'on pourrait croire que Voltaire s'est inspiré des gravures de l'époque *. Il ne faut pas oubb'er, en effet, qu'il se trouvait encore au XVIII® siècle, des gens pour regretter l'âge d'or de la Ligue, et pour démontrer que rien n'était plus légitime que les massacres de

Pour la première fois,d'ailleur8,Voltaire prenait corps-àcorps l'ennemi lui-même, le fanatisme.

Enfant dénaturé de la religion.

Armé pour la défendre, il cherche à la détruire.

Et, reçu dans son «ein, l'embrasse, et la déchire '.

Et, à propos du fanatisme. Voltaire montrait, lui aussi, que les chrétiens n'ont plus le droit de se plaindre de ce qu'ils ont souffert à Rome :

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