‹ Histoire de la tolérance religieuse; évolution d'un principe socialChapitre 244 sur 293 · Lfl.'id'Arge»tal{2-2:u,ùt\H2).ii,t.yixyivi.p. IJO · texte numérisé non relu

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bien de sa cause se trouvait ainsJ fortement battue en brèche, a Laiet anguis in herba », disait l'abbé Leblanc^. C'est pourquoi Voltaire, catholique suspect, imagina cette dédicace paradoxale, mais adroite et flatteuse pour le pontife. Il ne ménagea d'ailleurs, en cette occasion, ni les louanges hyperboliques et peu sincères, ni les capucinades '. Mais il échoua, néanmoins, en mars 1743, lorsque l'Académie élut un successeur au cardinal Fleury : l'auteur de Mahomet dut céder le pas à un prélat.

Loin de se laisser démonter par cet échec, Voltaire poursuivit au contraire sa campagne, flattant le pape, obtenant sa bénédiction et recherchant même les bonnes grâces des jésuites. Il avait d'ailleurs auprès de lui un mentor adroit et persuasif. Mme du Châtelet,parlant de son enfant terrible, déclarait elle-même qu'elle employait « plus de politique pour le conduire que tout le Vatican n'en emploie pour retenir la chrétienté dans ses fers » ^.

Mais du moins ce n'était pas en vain : grâce à la censure établie par elle, les hardiesses trop graves, le Siècle de Louis XIV et la Pwc€//e, étaient restées en portefeuille, et Voltaire put revenir sens inquiétude à Paris. Une pièce écrite à la légère ^, comme il le dit lui-même, et mise en musique par Rameau, fut représentée à la cour en 1745, pour le mariage du Dauphin, et valut au poète une charge de gentilhomme de la chambre. « C'était, avoue-t-il, un présent d'environ soixante

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