‹ Histoire de la tolérance religieuse; évolution d'un principe socialChapitre 249 sur 293 · Ibidem · texte numérisé non relu

Ibidem

malgré son apparente résignation', semble donc incliner de plus en plus vers le scepticisme ; et l'on peut se demander jusqu'à quel point il croit fermement en ce « rémunérateur vengeur », dont il avoue, en plus d'une circonstance, ne pas comprendre ou du moins ignorer le véritable rôle.

Ce scepticisme croissant se manifeste encore dan3 Candide, qui,dirîgé aussi contre roptimisme,contient également bien des passages qui traitent plus ou moins directement de la toléranee,comme par exemple ce qui concerne la religion du pays dT51dorado ', ou bien encore les railleries sur les superstitions des Portugais et les usages des inquisiteurs ' . De même, la question de la libertéde penser était au premier plan dans s^ Réfutation d'un écrit anonyme ^ contre la mémoire de Saurin <* examinateur des livres », et aussi dans ce petit drame sur Socraie, dont nous avons eu déjà l'occasion de parler.

Cependant Genève n'avait pas oublié les attaques légitimes de Voltaire contre le fanatisme calviniste. Une lettre où Voltaire reprochait encore aux réformés le supplice de Servet mit le feu aux poudres, et les amis que le philosophe comptait parmi les Genevoi'. ^ lui conseillèrent eux-mêmes

1» Instruit par la vieilhs^e.

Des humains égan'^s partageant la f-iiblesft©, Dans une épaisse niiit cherchant à in'éclairer, Je ne sais que souffrir et nun pas murinurer {Poème sur le désastre df Lisbonne, i 1 1. ix, p. 478.)

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