‹ Histoire de la tolérance religieuse; évolution d'un principe socialChapitre 263 sur 293 · Cf. ihid., ch. xv, p · texte numérisé non relu

Cf. ihid., ch. xv, p

4. Cf. Let. inédites sur la tolérance, let. cxxiv-cxxviii, à Moultou et à Vernes, 1776, p. 285-92 ; — Traité sur la tolérance, ch. xvi, p. 91-92.

6. Cf. ibid,, ch. xvu et xix, pp. 93-96 et 98-100. 6. Cf. ibid., ch. xviii, p. 96-98.

LE XVIIIC SIÈCLE 401

religieux,, et ije hâtait d'ajouter un peu plus loin : « La superstition est à la religion ce que l'astrologie est à Tastroiiomie, la fille très folle d'une mère très sage »'. Il avance encore que « vertu vaut mieux que science »*, puis, après avoir exprimé déjà que rien n'est plus indispensable à la vie sociale qu'un certain degré de fraternité^, il reprend et déve loppe cette idée dans une prière à Dieu qui est la véritable conclusion de l'ouvrage : « Tu ne nous as point donné un cœur poxiT nous haïr, et des mains pour nous égorger ; fais que nous nous aidions mutuellement à supporter le fardeau d'une vie pénible et passagère ; que les petites différences entre les vêtements qui couvrent nos débiles corps, entre tous nos langages insuffisants, entre tous nos usa^^es ridicules, entre toutes nos lois imparfaites, entre tontes nos opmions insensées, entre toutes nos conditions, si disproportionnées à nos jeux, et si égales devant toi, que toutes ces petites nuances qui distinguent les ritomes appelés hommes ne .soient pas des signaux de haine et de persécution ; que ceux qui allument des cierges en plein midi pour te célébrer supportent ceux qui se contentent de la lumière de ton soleil ; que ceux qui couvrent leur robe d'une toile blanche pour dire qu'il faut t'aimer ne détestent pas ceux qui disent 1?. même chose sous un manteau de laine noire ; qu'il soit égal de t'adorer dans un jargon formé d'une ancienne langue ou d<?,ns un jargon plus nouveau ; que ceux dont l'habit est teint en rouge ou en violet, qui dominent sur une petite parcelle d'un petit tas de la boue de ce monde, et qui possèdent quelques fragments arrondis d'un certain métal, jouissent sans orgueil de ce qu'ils appellent grandeur et richesse, et que les autres les voient sans envie ; car tu sais qu'il n'y a dans ces vanités, ni de quoi envier, ni de quoi s'enorgueillir \ »

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